Journaliste condamné pour diffamation à l'égard de Frédéric Hainard

La justice neuchâteloise a reconnu un ancien journaliste coupable de diffamation à l'égard de Frédéric Hainard. En cause, des termes utilisés par le prévenu dans un récit en ligne pour décrire le comportement de l'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois.

02 févr. 2017, 19:32
seance fictive de tribunal    Neuchatel, 22 11 2011  PHOTO DAVID MARCHON

La Cour pénale du Tribunal cantonal neuchâtelois a condamné ce jeudi un ancien journaliste à 30 jours-amende à 20 francs avec sursis durant deux ans. Elle a ainsi confirmé le jugement de première instance et rejeté l'appel du prévenu. L'audience s'est déroulée en l'absence du plaignant, Frédéric Hainard.

L'affaire pourrait cependant ne pas être close. La défense envisage de saisir le Tribunal fédéral après avoir pris connaissance des considérants écrits du jugement.

Dans un essai publié en 2013 sur le site d'opinion «La Méduse», le prévenu avait attribué à Frédéric Hainard un comportement répréhensible alors qu'il était officier de police: il aurait amené en 2005 un enfant russe au poste pour obliger sa mère, alors en situation illégale, à venir le chercher.

Dans son récit, l'ancien correspondant de l'Agence télégraphique suisse (ATS) à Neuchâtel utilise notamment les termes de «récidive» et de «séquestration» pour définir le comportement de Frédéric Hainard. Pour la Cour pénale, ces allégations sont en contradiction avec une ordonnance de classement du Ministère public neuchâtelois établie avant la parution du texte sur internet.

L'accusé aurait dû tenir compte de ce document qui relève que les ordres de l'opération n'émanaient pas de Frédéric Hainard, bien qu'il ait participé à l'action. L'accusé avait dit lors de son audition en première instance ignorer le classement de la procédure. Pour la Cour pénale, sa bonne foi ne saurait être admise et la liberté d'expression ne peut être invoquée dans cette affaire.