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Jean-François Bédenik revient à Xamax, son club de cœur

Jean-François Bédenik est de retour. Le gardien français, qui avait déjà défendu la cage xamaxienne de 2004 à 2006, s'est engagé pour une durée de quatre ans avec le club «rouge et noir». Il sera présent à l'entraînement dès le 21 juin. Il ne cache pas sa joie.

10 juin 2010, 09:54

En 2006, juste après la relégation en Challenge League, Jean-François Bédenik avait quitté Neuchâtel Xamax - où il avait évolué deux saisons durant - au bord des larmes. Il avait alors préféré à l'offre de prolongation de contrat proposée par Sylvio Bernasconi une aventure en Grèce, à Ionikos. Quatre ans plus tard, il est de retour. Pour rester.

Il a en effet signé un accord de quatre ans avec le club «rouge et noir» qui lui a même proposé des possibilités de reconversion par la suite. Un retour fortement voulu par les deux parties, mais qui n'a pas été facile, puisque le Français était lié pour deux saisons encore avec Boulogne, fraîchement relégué en Ligue 2. «On a trouvé un arrangement. Vous savez quand un joueur veut partir, il est difficile de le retenir contre son gré», lâche, un peu énigmatique le joueur, actuellement en vacances. Du côté de Xamax, on n'en dira pas davantage. Qu'importe. L'essentiel est ailleurs.

A savoir que Neuchâtel Xamax a pu transférer un des meilleurs gardiens du championnat de France, excellent (notamment) dans le jeu au pied. A 31 ans, il revient avec une bonne dose d'expérience en plus. «Après avoir quitté Xamax, mon passage en Grèce s'est mal passé. Non sur le plan strictement sportif (réd: il a disputé 13 matches de première division), mais pour tout ce qu'il y avait autour. D'un point de vue familial ce n'était pas le top non plus. J'ai alors rompu mon contrat au bout de six mois.»

De retour en France, il a accepté le défi que lui proposait Boulogne. En trois saisons, le club est passé du championnat National (3e division) à la Ligue 1. «C'était parfait. Je revenais près de la maison et on avait créé une dynamique fantastique au sein de l'équipe. On était une bande de copains.»

La belle mécanique s'est un peu enrayée la saison passée, avec le remplacement du coach de la promotion, Philippe Montanier, par Laurent Guyot. «J'adhérais moins à ses méthodes (réd: «Jeff» a quand même joué 25 matches de Ligue 1 en tant que titulaire). Mais surtout, j'ai vu que la bande de copains est en train de s'étioler. De nombreux joueurs partent et j'ai compris que mon heure était également venue.»

Quitter Boulogne est une chose, signer à Xamax en est une autre. «J'avais aussi des offres de Turquie, mais j'ai choisi la Suisse sans hésiter. J'apprécie la région, j'y ai gardé plusieurs contacts et j'aime Xamax. Ma femme partage cette opinion.» Le premier enfant de «Jeff» était né à Neuchâtel et son épouse est à nouveau enceinte... «Joli clin d'œil du destin», lâche le gardien.

Il avait quitté un club relégué, il en retrouve un ambitieux, qui vise l'Europe. «Le projet est passionnant, le défi à relever séduisant. Je suis supermotivé, peut-être un peu moins «fou-fou» avec les années mais toujours aussi enthousiaste. Et puis, je vais enfin pouvoir jouer dans cette Maladière que j'ai vu en construction pendant deux ans! Je me réjouis d'intégrer l'équipe. Je suis certain que je prendrai beaucoup de plaisir à Xamax. Cette notion est la plus importante en football.»

Rendez-vous est donc pris pour lundi 21 juin, date à laquelle «Jeff» découvrira ses nouveaux coéquipiers. Dont un certain Luca Ferro. La convalescence de l'Italien - blessé aux adducteurs en fin de saison passée - se passe au mieux et il sera sans doute en pleine possession de ses moyens pour la reprise du championnat. «Je sais que Ferro, que je ne connais pas, a réussi une belle saison. J'ai appris, après toutes ces années dans le football, que rien n'est joué d'avance. Au final ce sont toujours les performances qui désignent le titulaire et le remplaçant. Alors, il est inutile de tirer des plans sur la comète avant. De toute manière, il est préférable de disposer de deux bons gardiens, non?», conclut le Nordiste.

Voilà en tout cas un poste sur lequel Xamax a indiscutablement le format européen. /ESA

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