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«Je ne veux pas stagner deux ou trois ans au même niveau»

Union NE jouera son match de la dernière chance ce soir (18h) à la Riveraine contre Massagno. Petar Aleksic est en colère. Et pas seulement contre les blessures et le mauvais sort. Confessions. Si vous demandez à Petar Aleksic de vous siffler la «Ballade des gens heureux», le risque est grand qu'il vous envoie paître. «J'espère ne plus jamais revivre une pareille fin de saison, c'est terrible», souffle le coach d'Union Neuchâtel.

28 avr. 2007, 12:00

Pourtant, son équipe dispute les demi-finales des play-off de LNB. Ce n'est pas rien. Menée 1-0 par Massagno, elle jouera son va-tout ce soir à la Riveraine, où la défaite sera interdite, car éliminatoire. Mais cela ne suffit pas au bonheur du perfectionniste Bosniaque. Peu importe le bijou si l'écrin n'est pas à la hauteur. «On est six à l'entraînement, alors qu'il faudrait travailler au complet durant quatre ou cinq séances pour préparer une telle partie, ce n'est pas du coaching, c'est de la...» Ajoutez le mot de Cambronne et la phrase fera sens.

Petar Aleksic ne montre personne du doigt. Ni les joueurs, ni les dirigeants. «Tout le monde a été correct avec moi», assure-t-il. «Et je suis fier de la progression de garçons comme Dunant, Berther ou Drazovic. On joue le meilleur basket de LNB avec Vacallo, surtout en défense et sur le plan collectif. Et cette demi-finale, c'est vrai que c'est déjà bien.» Mais...

Le coach, qui en veut plus, doit composer avec les moyens du bord. Son effectif n'est pas pléthorique. Vujica n'a jamais débuté la saison, Smiljanic s'est tiré à Vacallo, Perkins a été viré sans être remplacé, Kaiser est arrivé mais s'est blessé, Flückiger ne joue plus que les matches en raison de tendons d'achille amochés, les jeunes sont trop tendre pour la LNB et Sturgill n'a été remplacé qu'à la toute dernière minute... «Le basket, ce n'est pas simplement jouer, c'est d'abord s'entraîner», insiste Petar Aleksic.

Qui en a très gros sur la patate. «J'ai toujours la flamme, la passion, mais j'ai besoin d'un projet, d'un programme, d'un comité qui me pousse, je ne veux pas entraîner durant dix ans en LNB», relance-t-il. «Je suis prêt à aider le club à gravir les échelons, mais j'aime le succès, les play-off, jouer en première division... Je ne suis pas un coach de LNB. Cela ne me pose aucun problème d'entraîner dans cette ligue, à condition d'avoir de l'ambition et des moyens pour aller de l'avant... Je ne veux pas stagner deux ou trois ans au même niveau, il faut qu'il y ait une progression. L'équipe n'a pas besoin de moi pour battre Cossonay ou Martigny...»

Petar Aleksic n'en démord pas. «Avec Perkins, Smiljanic, puis Kaiser, Union avait la capacité de gagner le championnat, mais le club n'était pas prêt à le faire.» C'est vrai et... parfaitement logique. La direction opérationnelle n'aurait pas demandé la relégation volontaire en LNB si la LNA était, pour elle, du domaine de l'obsessionnel.

A Union, tout le monde n'est pas d'accord sur la ligne de conduite à adopter, qui oscille entre la plus grande des sagesses et la plus crasse des utopies. «Je suis heureux qu'un futur se dessine pour Neuchâtel», glisse le coach. «C'est mon club. Et ce club a une histoire qu'il faut respecter. Sa place est en LNA. Il y a vraiment tout pour monter une bonne équipe par-ici...»

En clin d'?il, si tout le monde avait la même niaque que le boss, le ciel unioniste serait plus rose. «Le club a besoin de plus de personnes ayant envie de bosser pour lui. Quand on travaille correctement, tout devient plus facile», conclut Aleksic, toujours en pétard. / PTU

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