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«Je me sens toujours buteur»

Pour son dernier match de championnat de l'année, Neuchâtel Xamax se rendra à Bâle demain (16h). Julio Hernan Rossi a passé de belles années au Parc Saint-Jacques. Mais le «puntero» argentin est désormais totalement «rouge et noir». Et il fera tout pour que sa nouvelle équipe confirme le redressement amorcé à Schaffhouse et face à Grasshopper. Julio Hernan Rossi est dans la vie comme sur le terrain. Volontaire, décidé. Il parle vite et sait convaincre. Il déteste la défaite et se donne sans compter. L'équipe prime sur l'individu. Il est conscient que Xamax n'a pas totalement répondu à l'attente de ses supporters jusqu'à présent. Un exploit sur la pelouse bâloise - où l'Argentin a vécu tant de grands moments entre 2002 et 2005 - rendrait plus douce la fin d'année neuchâteloise. Julio Hernan Rossi y croit.

09 déc. 2007, 12:00

Julio, pour la première fois depuis votre départ de Bâle, vous allez jouer au Parc Saint-Jacques comme adversaire. Un sentiment particulier?

Je suis certain que j'aurai un frisson en pénétrant dans ce stade magnifique où j'ai vécu tant de bons moments. Mais tout sera oublié dès le coup d'envoi. Je me sens totalement Neuchâtelois. J'ai un appartement avec ma copine et même si la ville est plus petite que celles dans lesquelles j'ai vécu auparavant, elle est proche de Lausanne, Genève, Bâle. De toute façon, je suis quelqu'un de casanier.

Le parcours actuel de Bâle, premier en Suisse et qualifié en Europe, vous surprend-il?

Pas le moins du monde. J'ai toujours dit que Bâle serait champion. Les Rhénans ne proposent pas de football-champagne, mais ils sont très efficaces, comme on l'a vu au match aller face à nous (réd: 0-3). En outre, ils prennent peu de buts, en Suisse comme en Europe. Enfin, Christian Gross a eu l'intelligence d'adapter son système tactique aux joueurs à sa disposition.

Vous avez joué à Nantes. Or, Bâle et Zurich ont facilement battu Rennes et Toulouse. Le niveau des clubs suisses n'est donc pas si bas...

Absolument d'accord. En France je n'arrêtais de dire que le championnat de Suisse est sous-estimé. Depuis mon arrivée, en 1998 à Lugano, le football helvétique a énormément progressé. A tous les niveaux. Le professionnalisme au sein des clubs, la qualité du jeu, les stades. Le nombre de spectateurs ne cesse de croître, ce n'est pas un hasard... Les bons parcours européens de Bâle et Zurich, représentent une vraie manne pour le football suisse.

Face à de telles équipes, Xamax a-t-il une chance?

Bien sûr. A condition de s'appuyer sur une solide assise défensive, que nous avons retrouvée à Schaffhouse et contre GC. Et puis, il faudra la même faim, la même envie, le même engagement que contre les Zurichois. On a perdu trop de points bêtement. Il faut absolument aller en chercher à l'extérieur.

Depuis deux semaines, la situation est plus détendue, n'est-ce pas?

Même pendant notre période noire au niveau des résultats (réd: huit matches de championnat sans victoire), il n'y a jamais eu de problèmes au sein du groupe. Nous avons su garder notre calme, travailler dur sans renier nos principes. Mais attention, nous avons seulement un peu redressé la situation. Il faut continuer, en ramenant quelque chose de Bâle et en passant en Coupe face à Young Boys.

Comment avez-vous vécu l'ultimatum du président vis-à-vis de Gérard Castella?

Je pense que nous sommes tous dans le même bateau et personne ne peut éviter la pression. La frustration et l'énervement du président sont parfaitement compréhensibles. A Schaffhouse et face à GC nous avons fourni ce petit effort supplémentaire aussi pour le staff technique.

Sur un plan personnel, vous n'avez plus dépassé la barre des dix buts en une saison depuis 2003. Vous sentez-vous encore un buteur?

A Bâle, mis à part la première saison, j'ai joué un peu à tous les postes. A Nantes, j'ai vécu une période difficile, comme tout le club d'ailleurs. Maintenant, je joue à nouveau en attaque et me sens toujours buteur, même si je n'ai marqué que quatre fois cette saison (réd: deux en Super League et deux en Coupe). Cependant, à mes yeux, les résultats de l'équipe passeront toujours avant les statistiques personnelles. / ESA

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