Horlogerie: le salaire minimum enjeu de discussions

Le secrétaire général de la Convention patronale horlogère, François Matile, déplore que le salaire minimum dans la branche soit devenu un objet d'affrontement entre partenaires sociaux.

06 oct. 2014, 15:36
Francois Matile, secretaire general de la convention patronale de l'industrie horlogere suisse (CPIH), pose pour le photographe devant une horloge ce mardi 30 septembre 2014 a La Chaux-de-Fonds. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)....Fran?ois Matile, Generalsekretaer des Arbeitgeberverband der Uhrenindustrie (CPIH), posiert vor einer Uhr in La Chaux-de-Fonds, am DIenstag, 30. September 2014. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Pour éviter la sous-enchère salariale en lien avec l'introduction des accords de libre circulation, la branche horlogère suisse a mis en place des salaires minimaux à l'embauche qui varient selon les régions et les qualifications du personnel. François Matile déplore qu'il soit devenu un objet d'affrontement entre partenaires sociaux.

Dans l'horlogerie, il n'existe pas, comme dans d'autres branches, des négociations annuelles sur les salaires effectifs. "Selon notre convention collective de travail, cela ne se discute pas et est laissé à l'appréciation de l'employeur", rappelle le secrétaire général de la Convention patronale horlogère.

François Matile estime que les "conditions faites au personnel de la branche sont unanimement jugées favorables". Le congé maternité est plus long et couvert à 100%, il y a également un congé d'adoption ou de paternité, des ponts AVS, des couvertures maladie, etc.

Dès lors qu'il n'y a pas de négociation annuelle sur les salaires effectifs, les crispations entre partenaires sociaux se cristallisent sur les salaires minimaux à l'embauche. A titre d'exemple, dans le canton de Neuchâtel pour un employé non qualifié, il se monte à 3655 francs par mois, payé 13 fois par an.

"Les syndicats mettent la pression pour tirer tous les salaires minimaux à la hausse. Ce n'est pas notre vision. Nous pensons qu'ils sont un garde-fou, mais si on les monte trop, ce sera un SMIC à la française pour tout le monde, et ce n'est pas ce que l'on souhaite", explique François Matile.