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Grosse caisse. Vroum, vroum... De l'art de faire monter les tours

19 sept. 2009, 11:49

Jacques Tati a tout compris. Les bouchons sur les routes provoquent des scènes cocasses. Dans «Trafic», le cinéaste français s'en donne à cœur joie pour dépeindre les attitudes des conducteurs. Dans les embouteillages, certains se laissent aller. Bâillements, doigts dans le nez, un p'tit coup de pipi-glace. Le déroulement se fait au rythme du... trafic. Arrêt, avance, arrêt. Le moteur chauffe. Tati se distancie d'un monde industrialisé qu'il n'aime guère.

A l'aube des années 1970, l'automobile se démocratise. Elle permet aux familles de migrer pour les vacances. Qui n'a jamais «descendu» la Nationale 7 pour rallier la Grande Bleue ou le col du Gothard en direction de l'Italie. Là aussi, la séquence arrêt, avance, arrêt faisait partie du scénario estival. Le bouchon était un ingrédient commun. Certains en profitaient pour se détendre, rejoindre la voiture à la marche. Le fil du temps se déroulait sans équivoque.

Aujourd'hui, l'air du temps ne se hume pas de la même manière. Les bouchons quotidiens sur les routes n'ont pas la saveur de ceux des vacances. ça coince? Grosse caisse. Vroum, vroum... Je dépasse. Je remonte la file par la gauche. Je mets mon clignotant. Je force le passage. J'ai gagné du... temps. Après le stress du boulot, le stress du trafic. Pour prendre son temps plus vite. Quitte à faire monter les tours des autres usagers de la route. Tati s'en donnerait à cœur joie.

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