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Gerda, la grande prédatrice des festivaliers

26 juil. 2010, 11:25

Un soleil généreux s'élève au-dessus d'une colline verdoyante de l'Oberland (ou d'ailleurs). Au milieu de ce paradis végétal se faufile une route de campagne aussi large que le string de Paris Hilton. Mon pote Zbiniev s'y aventure au volant de sa rutilante 106, sans imaginer un instant la tragédie qui se profile... Un bovin se pointe et entrave sa chevauchée conquérante vers le bonheur, en l'occurrence un cornet à la crème qui l'attend à cinq kilomètres de là, dans la métairie du coin. L'animal bloque inexorablement le passage. Le rictus qu'affiche Zbiniev est rapidement remplacé par un gros soupir d'impatience. Comme il n'est pas un citadin tout à fait accompli et enragé, Zbiniev décide de ne pas klaxonner tout de suite et préfère laisser agir Mère Nature. Cette satanée génisse finira bien par retourner à son broutage, se dit-il. Erreur! Bien décidée à faire languir mon ami, la vache demeure figée. Avant même que Zbiniev ait eu le temps de s'énerver, le reste du troupeau rejoint cette scène cocasse. Mon pote n'a plus d'échappatoire, son carrosse est encerclé.

Zbiniev perd alors son instinct de carnivore prétendument supérieur. L'inquiétude l'envahit. Et si Mère Nature avait décidé de lui faire payer toutes les entrecôtes ingurgitées l'espace d'une vie? Gerda, une vaillante holstein de cinq ans, passe à l'attaque. Après avoir explosé la vitre, elle lui déchiquette l'épaule avec une violence inouïe jusqu'à ce que... Zbiniev émerge de son puissant trip! Il bondit hors de sa tente et m'embarque jusqu'à la grande scène. Là où le groupe Prodigy se déchaîne. Vive les festivals!

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