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Fusillé à balles perdues

Après avoir perdu Slaven Smiljanic, son maître à jouer, sur entorse à la cheville après 13 secondes (!) de jeu, Union a fait jeu égal avec Vacallo. Sauf dans le money time... Cette partie entre Union Neuchâtel et Vacallo devait être un «match test», selon Petar Aleksic. Bingo! Les enseignements n'ont pas manqué. A commencer par le premier: Union a perdu (60-68), mais contre un adversaire pas forcément plus fort que lui, que les suiveurs affublent pourtant volontiers d'une grosse étiquette de favori.

30 oct. 2006, 12:00

Union est poissard. Après avoir perdu le Britannique Lijah Perkins, l'un de ses deux mercenaires, touché à la cheville à la veille de l'ouverture du championnat, le club n'a visiblement pas résilié son abonnement à la «scoumoune». Il aura fallu en effet 13 secondes (!) à Slaven Smiljanic pour se tordre le pied face à Vacallo, sur un tir à trois points (raté) en suspension, avec réception hasardeuse sur un pied tessinois. Le Croate est revenu sur le terrain pour jouer («C'était encore chaud!») la fin du premier quart, puis le deuxième, mais en vain et surtout en boitant. «Après la pause, ma cheville a enflé et ce n'était plus possible de continuer... Elle a bien «tourné», ma foi, c'est le sport!» L'ancien joueur de FR Olympic devait attendre de voir un médecin pour connaître la gravité exacte de sa blessure.

Union a de la ressource. De l'avis de tous, la sortie de Smiljanic a été un «choc». Mais les Neuchâtelois, après un court et légitime instant de flottement (0-9), ont rapidement retrouvé leurs esprits (14-14). «On a bien réagi, on a lutté tous ensemble, en équipe, soufflait Stefan Berther, l'autre transfuge intersaisonnier de LNA (ex-Hérens). On a montré et compris que l'on pouvait rivaliser avec Vacallo sans Slaven. On n'a jamais abandonné. Et ça, c'est un truc très important. Il ne manquait pas grand-chose.»

Union a craqué dans le money time. Ces dernières minutes qui comptent double, voire triple, les gars de Petar Aleksic les ont en partie ratées. Union était mené 43-59 au début du dernier quart lorsque quatre paniers à trois points de Flückiger (2x), Donzé et Berther ont ramené les Neuchâtelois presque à flot (55-59). «Le match s'est joué là, et pas ailleurs, pestait le Bosniaque. On a perdu trois ballons dans les 120 dernières secondes de jeu. La faute au stress, à l'inexpérience... C'est dommage, car même sans Perkins ni Smiljanic, ce fut un open game durant 40 minutes». Comprenez que tout aurait pu basculer dans le camp unioniste sans que les ultras de Vacallo ne crient au hold-up. Un avis partagé par Stéphane Berther: «On a eu des balles perdues stupides. J'en perds moi-même une dans la dernière minute. Je sais que c'est inacceptable.»

Union peut mieux faire. Et c'est diablement encourageant, non? «Déception, satisfaction, c'est vrai que les sentiments se mélangent, avouait Stefan Berther. C'est toujours triste de perdre à la maison. Même si tu assures avant le match que l'autre équipe est favorite, tu veux toujours gagner, surtout si tu te rends compte que c'est possible. Juste après une défaite, c'est dur de trouver du positif, mais il y en a, même s'il faut bien chercher...»

Les arbitres font partie du jeu. Hélas, hurleront certains. Reste que les hommes en gris ont eu la main lourde: 28 fautes sifflées contre Union, 17 contre Vacallo. «C'était faute à la moindre touchette, je ne crois pas que mes joueurs soient si méchants que cela» se bornera à commenter Petar Aleksic. Qui n'est pas du genre à fouiner trop loin en quête de mauvaises excuses. / PTU

UNION NEUCHÂTELl - VACALLO 60-68 (17-18 13-14 11-25 19-11) Riveraine: 350 spectateurs. Arbitres: MM. Clivaz et Miccoli. Union Neuchâtel: Smiljanic, Biayi Kalongi, Flückiger (10), Donzé (9), Drazovic (4), Berther (10), Dunant, Roserens (4), Grigorov. Vacallo: Locatelli (3), Raga (21), Molteni (13), Majocchi (5), Regazzoni (1), Leuenberger (4), Pastore (21). Notes: Union Neuchâtel sans Perkins (blessé). Sortis pour 5 fautes: Dunant (35e) et Berther (39?22??). En chiffres: Union Neuchâtel réussit 30 tirs sur 73 (41,1%), dont 18 sur 33 (54,5%) à deux points, 6 sur 26 (23,1%) à trois points et 6 lancers francs sur 14 (42,9%). Vacallo réussit 41 tirs sur 83 (49,4%), dont 13 sur 26 (50%) à deux points, 8 sur 29 (27,6%) à trois points et 20 lancers francs sur 28 (71,4%). Au tableau: 5e: 4-10; 10e: 17-18; 15e: 23-25; 20e: 30-32; 25e: 36-42; 30e: 41-57; 35e: 55-59; 40e: 60-68.
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