Favori, le FC Bâle entend garder sa Coupe de Suisse face à Bellinzone

Le Parc Saint-Jacques vivra à l'heure de la Coupe de Suisse, demain à 15h45. Cette 83e finale offre une opposition de styles entre le tenant du titre, Bâle, et l'équipe qui domine la Challenge League et qui avait éliminé Neuchâtel Xamax en demi-finale, Bellinzone. La 83e finale de la Coupe de Suisse a tout d'un symbole. Elle opposera, demain au Parc Saint-Jacques (15h45), un FC Bâle qui court inlassablement après son glorieux passé à un AC Bellinzone qui va tenter d'entrer dans l'histoire et de graver dans le marbre une première «vraie» ligne à son palmarès.

05 avr. 2008, 12:00

Ecornée par les déceptions successives des deux dernières saisons, l'image du FC Bâle triomphal qui avait séduit la Suisse ne demande qu'à retrouver des couleurs. Le succès en finale de la Coupe contre Lucerne l'an dernier n'a pas fondamentalement changé la donne. Cette année, les Ivan Ergic et ses coéquipiers rêvent de doublé.

Seulement, bousculés par les Young Boys en championnat, les Rhénans ne sont de loin pas assurés de rafler le titre. Cette finale contre Bellinzone - la 15e pour les Bâlois (huit sacres) - doit ainsi servir de détonateur à l'équipe de Christian Gross, qui reste sur une défaite et un match nul - mercredi dernier contre Grasshopper - en Super League.

«Nous sommes quand même en danger», reconnaît l'entraîneur du FCB. «Bellinzone est une très bonne équipe, rapide et expérimentée, qui plus est bien dirigée par son entraîneur et en pleine confiance.» Mais de reprendre dans la foulée: «Nous n'avons toutefois pas peur. Certes, il y a de la pression, mais l'équipe est prête.»

La confiance est également de mise chez Christian Gross. «Nous avons la possibilité de remporter une deuxième Coupe de suite, qui nous ouvrirait par la même occasion les portes d'une compétition internationale. C'est excitant et motivant. Pour ma part, je peux remporter demain ma quatrième victoire en tant qu'entraîneur du FCB dans la compétition (réd: il s'est également imposé une fois avec GC). Un beau défi!»

Bellinzone cherchera quant à lui à devenir le deuxième club de ligue inférieure - après Sion en 2006 - à soulever le trophée. Dans l'histoire de la Coupe de Suisse, sept clubs ne figurant pas parmi l'élite ont déjà atteint la finale, dont Cantonal Neuchâtel en 1950 (battu par Lausanne en deux rencontres) et Bellinzone en 1962 (défaite 4-0 ap contre Lausanne). Les Tessinois, alors en LNA, avaient aussi mordu la poussière en 1969 contre Saint-Gall (2-0).

La formation de Petkovic ne partira pas avec les faveurs de la cote, Bellinzone n'ayant jamais battu Bâle en Coupe en huit confrontations. L'ACB se reposera peut-être sur l'expérience de son défenseur italien Davide Belotti (35 ans) pour brandir le prestigieux vase, lequel avait triomphé il y a dix ans avec Vicenza en Coupe d'Italie contre Naples.

«La motivation sera d'autant plus présente dimanche, surtout que nous jouerons devant 40 000 spectateurs», lâche le latéral italien. En fait, selon les chiffres officiels communiqués par l'ASF hier après-midi, 32 500 billets avaient déjà trouvé preneur. Dont environ 8000 en mains tessinoises. / si