Eté 2021: la tragédie de la tomate

Au menu de toutes les conversations de l'été 2021: la tomate. Sophie Winteler, rédactrice en chef adjointe en a une indigestion.
25 sept. 2021, 05:30
airdutemps-sophiewinteler

La tomate, ça vous parle? Sûrement, car elle est au menu de toutes les conversations de l’été 2021. Avec (s’entrechoquent ici pêle-mêle des thèmes autrement plus graves, mais la légèreté apaise l’âme…):

– Le Covid

– L’Afghanistan

– La météo

La météo et la tomate sont intimement liées, la première ayant eu cette saison une influence extrêmement néfaste sur la seconde. Trop d’eau, pas assez de soleil: le cocktail l’a rendue toute malade. Encore vert, le fruit n’a pas eu le temps de grossir et sa peau de rougir qu’il était déjà noir. Affreux. Sacré mildiou. 

«Désastre». «Je n’ai jamais vu ça en vingt ans de culture dans mes bacs». «J’ai dû tout arracher et tout brûler». 

Et les mains vertes du dimanche de se lamenter, de décrire avec moult détails la bérézina qui a ravagé leurs jardins. Tant il est vrai que ce plant pousse d’habitude fissa et que la récolte trône sur les tables. En tomates mozzarella, en tapenade, en salade, en bolo, en sorbet, en beignet (de tomates vertes)… Si on dit que la pomme de terre est bonne à tout faire, la tomate, elle, se sert à toutes les sauces.

Oui c’est triste. Mais relativisons, nous autre maraîchers amateurs. Certains font leur blé avec la culture de tomates. Autrement plus stressant. La protagoniste de cette chronique a inspiré un joli aphorisme à l’écrivain Sylvain Tesson: «Tragédie de la tomate qui passe de son tuteur à son bourreau.»

par Sophie Winteler