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Et si l'on naviguait sur des tic-tac en pagaille?

27 juil. 2010, 10:41

Au pays des montres, les bébés sortent-ils du ventre de leur maman pile neuf mois après leur conception? C'est-à-dire 6588 heures plus tard (si l'on considère des mois moyens de 30,5 jours)? Car, il faut bien l'admettre, le réflexe horloger nous gagne dès notre plus jeune âge, s'il ne nous a pas été transmis avant déjà. Car même si l'on souffre de décalage horaire chronique - cette tendance à arriver aux rendez-vous avec le léger retard que la bienséance autorise - la marque des minutes qui passent est bel et bien ancrée en nous. Il est ainsi extrêmement difficile d'oublier le temps qui s'écoule pendant plus d'une demi-journée. Est-ce irréversible?

Je me demande combien d'années seraient à même d'effacer le tic-tac qui nous agite au quotidien, à chaque instant. Même lorsque l'on dort. Car nos rêves aussi comprennent la dimension temporelle.

Dernièrement, quelqu'un m'a fait la réflexion: «Chez vous, les gens ne savent pas marcher, ils courent tout le temps. Ils courent après le temps». Comme si l'on était suspendu aux pendules, on se balade dans des plages horaires comme un voilier suivrait le mouvement des vagues.

Une fois, ça serait chouette de désynchroniser toutes ces horloges et de passer de l'une à l'autre dans tous les sens. En avant, en arrière, en haut, en bas. On devrait créer d'immenses parcs d'attraction où le temps serait une montagne russe. Histoire de sortir du rythme imprimé par le tic-tac universel.

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