Est-ce mieux d’utiliser des produits phytosanitaires biologiques?

Pour protéger des plantes, l’utilisation de produits phytosanitaires est fréquente. Ce qui ne va pas sans causer des problèmes et des polémiques, notamment en raison de leur nocivité. Dans ce contexte, est-ce vraiment mieux d’utiliser des produits biologiques?

27 mars 2019, 17:00
Pour protéger les cultures, de nombreux produits phytosanitaires sont utilisés.

Antonio Diblasi, chef de projet à Sanu à Bienne, entreprise de formation et conseil pour un développement durable: «A cause des effets secondaires nuisibles des produits phytosanitaires synthétiques, l’application de substances biologiques devient de plus en plus importante, non seulement dans l’agriculture, mais également pour l’entretien des espaces verts en général.

Tout commence par le choix adéquat des espèces de plantes utilisées sur une surface verte. Des arbustes adaptés aux conditions météorologiques peuvent empêcher la pousse de mauvaises herbes, ce qui engendre une diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires.

La qualité du sol, son aération, la quantité de minéraux et la microfaune sont également des facteurs très importants à prendre en considération. Certaines mesures de manipulation et de fertilisation organique peuvent avoir un effet positif, afin d’atteindre un équilibre optimal de la flore. Le paillage, par exemple, contribue à protéger les organismes auxiliaires grâce aux résidus végétaux laissés sur les surfaces.

En outre, les engrais biologiques, contrairement aux produits artificiels qui s’infiltrent rapidement dans la nappe phréatique lors de pluie, ont un effet «dépôt» puisqu’ils libèrent les nutriments tardivement dans le sol. Une autre méthode efficace est l’application des bactéries Bacillus amyloliquefaciens qui protègent les racines des jeunes plantes contre les maladies fongiques.

La «solution miracle» n’existe pas encore, mais grâce à la combinaison de différentes mesures préventives, les résultats obtenus jusqu’à présent sont très encourageants pour l’avenir.»