Enquête en cours

01 nov. 2010, 06:46

Le Service cantonal de surveillance et des relations au travail (SSRT), lors qu'il était sous l'autorité de Frédéric Hainard, constituait-il une sorte de «police parallèle»? C'est la question que se posait hier soir la TSR dans un sujet du 19:30, sujet basé sur l'audition à la Commission d'enquête parlementaire (CEP) du commandant de la Police neuchâteloise André Duvillard. Ce dernier s'inquiétait des liens entre ses agents et le SSRT et se demandait si le personnel du SSRT était assermenté.

Le conseiller d'Etat en charge de la police Jean Studer, cité par la TSR, explique qu'il n'a «pas d'éléments qui me permettent d'imaginer qu'il y a une police parallèle». Jean Studer a cependant lancé une enquête administrative, parallèle au travail de la CEP, enquête confiée au juge genevois François Paychère.

D'après nos informations, la collaboration entre la Police neuchâteloise et l'Office de surveillance, chargé notamment de la lutte contre le travail au noir (et aujourd'hui intégré au SSRT), date de 2002. Par ailleurs, la Loi cantonale sur l'emploi (LEmpl), entrée en vigueur en septembre 2004, prévoit d'une part que les collaborateurs de cet office «ont qualité d'agents de police judiciaire au sens du code de procédure pénale neuchâtelois» et qu'ils peuvent «au besoin, se faire assister par les polices cantonales ou communales».

On sait cependant que Frédéric Hainard, lorsqu'il travaillait à la Police cantonale, avant de passer en 2007 au Ministère public de la Confédération, puis d'être élu au Conseil d'Etat en 2009, avait des relations plutôt tendues avec sa hiérarchie, dont faisait partie André Duvillard. /nwi