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Elan solidaire pour un couple installé au camping de Colombier faute de mieux

L'histoire d'un couple de Neuchâtelois qui vit au camping de Colombier, faute de mieux, a ému le public. Ils ont reçu des messages et des soutiens matériels spontanés de la part d'inconnus.

15 juil. 2013, 10:40
La solution camping ne peut être que provisoire: il ferme ses portes en octobre.

COLOMBIER 20.06.2013
PHOTO: CHRISTIAN GALLEY

Un couple de Neuchâtelois à l'aide sociale, que nous avons nommé Paul et Paulette, a reçu de nombreuses marques de soutien depuis la révélation de leur situation matérielle précaire.

Des bienfaiteurs anonymes ont retrouvé leur trace au camping de Colombier, où ils vivent faute d'avoir trouvé un logement. De nombreux propriétaires rechignent en effet à louer leurs appartements aux bénéficiaires des services sociaux (notre édition du 28 juin). 

«C’est incroyable. Depuis que notre histoire a été relatée dans la presse régionale, nous avons reçu plusieurs cartons du cœur remplis de nourriture, déposés de façon anonyme devant notre caravane. Un homme est même venu sous une pluie battante, avant de disparaître!»

Paul et Paulette sont profondément touchés par les gestes de solidarité à leur encontre ces deux dernières semaines. Le couple a reçu des paquets de victuailles, des messages d’encouragement, mais également des dons sous forme d’argent. 

«Des gens nous ont laissé des enveloppes à la réception du camping», raconte Paul, ému. Fin juin, le couple confiait à L’Express et L’Impartial que, ne parvenant pas à retrouver de travail en raison de leur âge, il avait dû tirer un trait sur les rares loisirs qu’il s’octroyait, comme le cinéma. «Et vous savez quoi? Quelqu’un a déposé pour nous des tickets de cinéma, ainsi que des billets de transports publics pour nous rendre à Neuchâtel!»

Toujours sans appartement

Un habitant du Littoral a même contacté Paul et Paulette pour leur signaler qu’un appartement bon marché se libérait dans son immeuble. «Nous avons visité le logement, mais ça n’a pas abouti. Actuellement, nous recherchons toujours un toit.»

Paul et Paulette devront obligatoirement quitter la caravane qu’ils louent, en octobre au plus tard. Lorsque le camping fermera ses portes.

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