Dysfonctionnement en mains du juge

02 avr. 2008, 12:00

Le douloureux épisode du transfert de l'Observatoire cantonal à l'Institut de microtechnique (IMT) et au Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM) connaît un nouveau rebondissement. Par mesure de précaution, Bernard Soguel, chef du département de l'Economie, s'est vu contraint de déposer une dénonciation auprès du Ministère public pour d'éventuelles infractions pénales, telles que faux dans les titres ou gestion déloyale des intérêts publics. La plainte remonte au 25 septembre 2007. Deux semaines plus tard, le Ministère public transmettait le dossier au juge d'instruction pour l'ouverture d'une enquête préalable. Les actes dénoncés sont-ils répréhensibles ou non et, le cas échéant, qui en assumerait la responsabilité?

Pour l'heure, le juge Renaud Weber ne désire livrer aucun commentaire sur ce dossier qui a envenimé les relations entre le Conseil d'Etat et l'ancien recteur de l'Université de Neuchâtel. Toutefois, dans son rapport d'information, la commission spéciale du Grand Conseil se dit «persuadée qu'il n'y a pas eu de malversations avec profit personnel». Cette commission spéciale avait été créée pour répondre aux nombreuses questions des députés restées en suspens dans ce dossier.

La commission spéciale a notamment axé ses recherches sur la gestion financière des années 2001 (arrivée d'un nouveau directeur en août) et 2002 puisque les charges brutes ont augmenté à ce moment-là d'environ deux millions de francs. Tout en relevant des erreurs et maladresses des gestionnaires, la commission brandit un carton jaune au Conseil d'Etat à qui il incombe d'exercer son devoir de surveillance des institutions cantonales. / ste