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Diplômes d'ingénieurs et propos bien sentis

Au Locle, la disparition programmée de l'Ecole d'ingénieurs a bien sûr été évoquée hier soir à la halle polyvalente, lors de la remise des diplômes de la HE-Arc. Mais malgré l'amertume perçant dans certains propos, le ton était à la fête. Certes, l'heure était à la fête et aux félicitations, hier soir à la halle polyvalente du Communal, lors de la remise des diplômes de la HE-Arc en domaine ingénierie. «Mais nous ne pouvons pas passer sous silence les turpitudes qu'a connue la HE-Arc au cours de ces derniers mois et même dernières années dans la mouvance actuelle de la mise en place des hautes écoles au plan suisse», lançait le conseiller communal Charles Häsler. Le choix retenu «fait de notre cité une ville blessée, qui a beaucoup de peine à s'incliner devant la perte future de ce fleuron de la formation». D'autant que cette école «est en parfaite symbiose avec le tissu économique dans lequel elle se trouve». La perte est grande «pour notre économie et nos entreprises, pour la pérennité de ce savoir-faire séculaire».

07 mars 2008, 12:00

Le critère majeur ayant présidé à ce choix? La nécessité de regroupement sur un seul site pour en garantir la pérennité en atteignant une masse critique «d'ailleurs définie de façon floue et on ne sait trop par qui». Dès lors, il n'admettait pas des revendications pour conserver un site de formation et un centre de recherche et développement à Saint-Imier, attitude qu'il jugeait «de nature à fragiliser cette école au sein de la HES-SO et vis-à-vis de la Confédération».

«Il est vrai que la ville du Locle est blessée», relevait la conseillère d'Etat Sylvie Perrinjaquet. L'option prise? «La meilleure solution aurait été les Montagnes pour le gouvernement, mais au bout d'un an, nous avons dû passer à la solution la plus optimale», qui permette la pérennité de la formation dans l'Arc jurassien. «Nous n'avons jamais voulu que l'école de l'Arc jurassien devienne une filiale de l'Arc lémanique! Jamais nous ne l'aurions accepté, et oui, nous nous sommes battus et avons ainsi réussi à maintenir dans le canton de Neuchâtel la HE-Arc. Depuis, le regard de la HES-SO a changé». S'adressant aux jeunes diplômés, elle les exhortait à porter haut les couleurs de ce terreau jurassien. Comme Charles Häsler, elle les félicitait d'avoir choisi cette voie, et ils sont attendus: on manque d'ingénieurs.

Ils jouent pourtant un rôle prépondérant, rappelait Brigitte Bachelard, directrice générale de la HE-Arc. «Votre métier est lié à la science, à la technique, c'est un choix difficile» vu l'accélération du progrès, des évolutions technologiques, qui contraignent à une formation permanente. «La tâche qui vous attend est immense et passionnante!» Elle aussi soulignait l'importance d'une telle école dans l'Arc jurassien. Parmi ces jeunes diplômés, la grande majorité venait de la région, et 11% de Franche-Comté et d'Alsace! / CLD

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