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Debély chez les «pauvres»

«Si un politicien veut découvrir notre réalité, qu'il vienne chez moi!», lançait, le 28 janvier dernier, Anne Barbezat, bénéficiaire de l'aide sociale. Le conseiller d'Etat Roland Debély a accepté l'invitation. Reportage Elle a lancé un appel aux politiciens dans un article paru le 28 janvier dans ces colonnes, les invitant à découvrir sa réalité de bénéficiaire de l?aide sociale. Roland Debély a relevé le défi, s?invitant chez Anne Barbezat. Reportage.

14 mars 2006, 12:00

Un dédale de marches, de portes closes, de murs plutôt désolés. Et une voisine, la porte à peine entrebâillée. «Anne Barbezat? Non, elle habite dans l'immeuble voisin». Le conseiller d'Etat Roland Debély et le chef de l'action sociale, Daniel Monnin, dociles, rebroussent chemin.

uelques volées d'escaliers plus tard, nous voici arrivés: Anne Barbezat ouvre sa porte sur une bonne odeur de pesto et lance un chaleureux «Bienvenue!» Roland Debély, bien élevé, lui offre «quelques chocolats». Elle sourit. Et retourne s'affairer dans sa minuscule cuisine. On s'installe autour de la table familiale, un peu serrée: le petit trois-pièces que Anne Barbezat partage avec son fils, Alexandre, n'est pas prévu pour les invités... Cela fait deux ans maintenant qu'elle est à l'aide sociale, dont une année à suivre un programme de réinsertion. «Depuis mon arrivée à l'Espace des Montagnes, je remonte la pente», confie-t-elle pudiquement, en passant la salade à Roland Debély.

Attentif, l'ancien banquier l'écoute évoquer les soubresauts de son existence, ses difficultés, sa foi en l'avenir. «J'ai fait un bilan de compétences, je sais que je dois travailler dans le social», affirme la maman d'Alexandre, un adolescent de 14 ans. Qui déguste ses tortellinis avec application. Connaisseur: il cuisine depuis tout petit, «surtout la pâtisserie», sourit sa mère, il veut d'ailleurs en faire son métier. Roland Debély le félicite...

A l'heure du cake, on évoque les emplois à 1000 francs créés à Zurich et l'horizon budgétaire 2007, encore flou. Et puis, Roland Debély reprend son ton de conseiller d'Etat, c'est déjà l'heure de s'en aller. Il remercie son hôtesse, la félicite pour son courage et sa ténacité. Lui souhaite le meilleur. Déjà, il est parti. Anne sourit, détendue et toute contente. «C'était un sacré défi, pour lui, mais surtout pour moi!» Alors, à quand le suivant? / FLH

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