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De l'art de se défaire de couches de souvenirs et de poussière

03 avr. 2009, 09:31

Vous vous étiez promis de ne pas vous faire avoir. De ne pas vous laisser attendrir par ces traces du passé enfouies sous une couche de poussière proportionnelle au temps qui file. Vous l'aviez affirmé haut et fort et très sûr de vous à vos amis: «Nous n'emportons que le strict nécessaire. Que ce à quoi nous tenons vraiment. Inutile de s'encombrer de choses inutiles.» Et puis, ça tombait bien, l'appartement sur lequel vous aviez jeté votre dévolu ne se prêtait pas du tout à devenir l'entrepôt de tout ce que, dix-sept ans durant, vous aviez entassé. Parce que c'était joli... Parce que vous aviez une idée - restée d'ailleurs au stade d'idée… Parce qu'on ne sait jamais, un jour, peut-être… Parce que, sans doute, la vie est faite de couches de souvenirs…

Vous vous étiez dit tout cela. Et vous êtes là, devant vos tiroirs ou face à votre bibliothèque, une série de cartons à votre gauche et un gros sac-poubelle à droite. Du coup, vous hésitez. Où sont-ils, ces dizaines d'objets inutiles que vous vous faisiez fort de jeter vite fait bien fait? Ces bouquins plus ouverts depuis des années mais qui, rien qu'à les toucher, vous ramènent à un temps où vous étiez jeune? Ces dossiers patiemment confectionnés, pages de magazines découpées et agrafées? Ces bibelots ramenés d'un voyage, à l'esthétique douteuse mais au charme teinté de nostalgie? Les heures passent, le temps presse. Les cartons se remplissent plus vite que le sac 110 litres. Promis, juré, désormais, vous allez être plus strict et jeter davantage. Au prochain déménagement…

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