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C'est le printemps et j'aimerais te pique-niquer

17 avr. 2009, 10:45

Les linguistes le savent, l'apprentissage d'une langue est un long chemin. Une amie m'a avoué que tant qu'on lui répétait: «mais qu'est-ce que tu parles bien», elle savait qu'il restait du chemin à faire. Dès que les compliments se sont arrêtés, elle a eu la certitude d'avoir atteint son but. Le long de ce chemin, il y a des moments drôles et d'autres un peu moins...

Un soir à 23h30, alors que les bistrots s'apprêtaient à fermer, je commande, comme un grand: «Trois décis de beaujolais, s'il vous plaît!». Ma surprise de voir arriver la serveuse avec un café au lait fut égale à ma vexation. Pas fier de moi, j'ai dû avaler le breuvage beige à des heures où l'âme cherche plutôt d'autres élixirs pour se détendre…

Ce qui ne m'a pas empêché de me moquer d'une collègue qui avait eu le mauvais goût de s'asperger d'eau de toilette, convaincu que j'étais alors que ce parfum ne servait qu'à masquer les odeurs des WC…

Et, récemment, étourdi par une rencontre troublante, au lieu de souffler à l'oreille de la personne désirée - en accord avec mon romantisme désuet - que je voulais faire avec elle ce que le printemps fait avec les magnolias, je sors: «Je veux te pique-niquer» en voulant bien sûr la kidnapper! C'était beau, mais raté.

L'apprentissage se poursuit tous les jours, aidé par les remarques amusées des enfants. Pourtant, seul Dieu sait que, parfois, vous perdez l'espoir d'arriver au bout du chemin.

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