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Baisser les impôts des donneurs?

17 juin 2010, 09:59

«Quels instruments étatiques face à la pénurie d'organes?» Une question abordée par Mélanie Mader, juriste et chercheuse à l'Université de Neuchâtel, dans une thèse de doctorat présentée lundi. Pour augmenter le nombre de transplantations, il faudrait, selon elle, récompenser les donneurs. Cette opération deviendrait alors profitable aux deux parties.

Malgré les campagnes de sensibilisation de l'Office fédéral de la santé publique, de plus en plus de personnes sont placées sur liste d'attente. Un chiffre qui a doublé en l'espace de 10 ans. Il s'élevait à 996 en 2009. Et cette même année, 67 personnes sont mortes faute de transplantation, soit 8% de plus qu'en 2008.

«La Confédération doit sortir de sa neutralité et se positionner en tant qu'acteur», argumente Mélanie Mader. Elle propose plusieurs solutions pour que l'Etat, au nom du receveur et de la société en général, exprime sa reconnaissance envers le donneur, ce qui encouragerait d'autres à suivre son exemple.

Ainsi elle suggère un allégement fiscal pour les personnes qui acceptent le prélèvement d'organes à leur décès et qui le font savoir. Ou encore une participation à leurs frais d'obsèques. En restant attentif, précise l'Université de Neuchâtel dans un communiqué, de ne pas tomber dans la vente et l'achat d'organes, totalement proscrits par la loi.

La chercheuse propose également d'accorder la priorité aux donneurs potentiels le jour où eux-mêmes seront en attente d'une transplantation. Une mesure qui, contrairement à des réductions d'impôt ou au financement d'un enterrement, ne coûterait rien à la collectivité.

Pour l'heure, le don est un acte gratuit. Et, note positive, le nombre de donneurs a triplé en deux ans. Une augmentation malheureusement pas aussi rapide que celle du nombre de demandeurs. /comm-sde

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