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Avoir les boules… ou pas

02 sept. 2009, 11:07

Après-midi d'août à une terrasse de café. Deux amies s'installent dans un joyeux brouhaha. «Ma parole Ludivine, t'as changé un truc… T'as mis de la ouate dans ton soustingue? A cinquante balais, ça l'fait pas vraiment!» Trois regards lasers plus tard: «Ta tête est toute bizarre, c'est toi mais c'est pas toi…» Rougissante comme une communiante devant une photo dédicacée de Rocco Sifredi, ladite Ludivine se tortille sur sa chaise. Le visage de son amie s'éclaire d'un coup: «T'es amoureuse! T'as rencontré l'âme sœur au Maroc!» L'autre glousse: «Tu brûles Cocotte… Disons que j'ai déniché l'homme capable de réaliser mes rêves.» «Waouh! Un artiste? Un magicien?» «Un peu tout cela à la fois… Mais c'est surtout un super toubib.» L'air tellement sérieux qu'on dirait la sœur de Darius Rochebin, Cocotte tire sur la paille de son Campari-soda, son visage virant simultanément au blême genre petit-lait périmé. «Mince alors, me dis pas qu't'as tâté du bistouri?» Les tables d'à côté n'en perdent pas une miette. «Ben si, j'me suis offert un multipack. Nichons, fesses, lèvres et Botox pour le prix d'une lipo en Suisse.» Passe un ange salement siliconé. «Bon, pour être franche, c'est pas sans douleur. J'ai l'impression d'être assise sur des boules de pétanque et d'en avoir deux autres accrochées sous le menton… Et mes yeux refusent de s'fermer quand j'roupille.» Vol plané de l'ange, interrompu par la voix stridente d'un garçonnet: «Maman, pourquoi tu la regardes comme ça, la femme de Donald Duck?»

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