Aval fédéral sur l’aménagement du territoire neuchâtelois

Le projet du Conseil d’Etat neuchâtelois en matière d’aménagement du territoire a reçu l’aval de la Confédération. La nouvelle loi cantonale sera soumise aux députés le mois prochain.

27 févr. 2019, 14:48
/ Màj. le 27 févr. 2019 à 15:45
Le Val-de-Travers sera particulièrement touché par le redimensionnement des zones à bâtir.

Après Genève et Vaud en Suisse romande, Neuchâtel est le 16e canton à se conformer à la nouvelle donne pour l’aménagement du territoire. Le plan directeur remanié par le Conseil d’Etat neuchâtelois a été approuvé, ce mercredi par le Conseil fédéral.

Ce dernier relève dans un communiqué que le plan  «permettra en particulier de concentrer le développement de l’urbanisation dans des pôles bien desservis par les transports publics. Il est en parfaite cohérence avec le projet d’agglomération du Réseau urbain neuchâtelois.»

«La volonté d’améliorer la liaison entre les principaux centres du canton grâce à un RER performant est à encourager», selon le Conseil fédéral. Il ajoute toutefois que les Chambres fédérales devront décider des modalités.

«C’est un signal très positif pour nos projets», réagit le conseiller d’Etat Laurent Favre. «Il ne s’agit pas seulement d’appliquer la loi fédérale, mais aussi d’accroître l’attractivité résidentielle et économique du canton, dans une perspective de développement durable.»

Jusqu’en 2023 pour s’adapter

Pour une utilisation plus modérée du sol neuchâtelois, il est prévu de passer quelque 60 hectares de zones à bâtir en zones agricoles. Le Grand Conseil devra se prononcer sur une nouvelle loi dans un peu moins d’un mois. Son entrée en vigueur est prévue au 1er mai prochain.

Les communes ont jusqu’au 1er mai 2023 pour adapter leur plan d’aménagement. Elles peuvent fixer des zones dites réservées, où la situation est provisoirement gelée. Val-de-Travers, Val-de-Ruz, La Grande Béroche et quelques communes des Montagnes doivent le faire.