Arlette et la Baigne des Filles

12 mai 2009, 10:29

Arlette Zola, nous, on l'aime vraiment bien. Elle nous rappelle des souvenirs de quand on était petits. Elle chantait à la télé: «Il était une sirèèène, amoureuse d'un mariiiin, Plus profonde était sa peiiine que tout l'océan Indieeeen!» Elle chantait ça avec Bernard Pichon qui portait à l'époque un chapeau de cow-boy. C'était superbien! Et puis le temps a passé.

En attentant, autre anecdote. Dans ces années septante, une de mes amies, toute jeune, était hébergée dans un sana, à Leysin. Une camarade, Fribourgeoise, avait écrit à Arlette Zola, alors au sommet de son art. Notre championne nationale avait répondu très gentiment en offrant à toutes ces fillettes une carte dédicacée assortie des titres de ses plus belles chansons. Ces cartes ont toutes été réquisitionnées. Les bonnes sœurs, qui tenaient alors l'établissement d'une main de fer, avaient décrété que chansons d'amour, il n'en était pas question dans ces murs, et basta. Et bonjour sœur Sourire.

Les années passant, les temps doivent s'adoucir, ou bien quoi? Mouis.

A la Combe-Girard, au Locle, la Baigne des Filles n'était qu'un aimable mythe, nous a-t-on dit. Jamais au Locle nous ne vîmes filles et garçons séparés! C'est très bien. En ces temps où on commence à évoquer la possibilité de classes séparées, voire, horreur, de piscines unisexes. Mais pour qu'on voie ça dans nos Montagnes... Il faudrait qu'il fasse plus chaud.