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Andrei Grigorov, 21 ans, ancien d'Union Neuchâtel

Union Neuchâtel aligne les défaites depuis le début de la saison. En six matches, les hommes de Stéphane Neff n'ont pas encore connu la victoire. Pourtant, l'équipe de la Riveraine a le temps devant elle pour progresser. C'est le prix de la jeunesse d'un effectif où Andrei Grigorov, malgré ses 21 ans, fait figure d'ancien.

07 nov. 2009, 07:35

Andrei Grigorov a 21 ans. Un jeune âge pour un sportif. Toutefois, dans l'effectif d'Union Neuchâtel, le Moldave se pose plutôt en ancien. Cinq membres du contingent ont 18 ans ou moins. «Je suis arrivé à Neuchâtel il y a quatre ans, pour rejoindre ma mère», raconte cet étudiant en sciences économiques. «A l'époque, je me souviens que l'on m'avait proposé de m'entraîner avec l'équipe de LNA. Avec les études et le français, ça n'allait pas. J'ai préféré rester chez les juniors.» Où il passera trois ans, s'intégrant petit à petit à la première équipe.

Paradoxalement, le basket n'était pas un rêve d'enfant pour lui, même s'il l'a commencé à 9 ans. C'est que le numéro 4 d'Union n'est pas du genre à tirer des plans sur la comète. «Je ne vise pas le rêve d'être un grand basketteur. C'est une passion, une activité que j'aime, mais je ne peux pas, pour l'instant, me permettre d'y jouer quatre ou cinq heures par jour!»

Du coup, le Moldave poursuit sa progression à son rythme. «A 17 ans, je mesurais déjà 190 cm (réd: il en est officiellement à 192 cm). En juniors, vu ma taille, je jouais sous les paniers. Mais en LNB, c'était insuffisant, la transition a été difficile. J'ai dû changer mon style de jeu et reculer.»

Andrei Grigorov a souvent figuré sur les feuilles de match, devant se contenter de quelques miettes occasionnelles en fin de rencontre - «Je n'ai toujours pas fini la transition de joueur de banc à celui qui évolue dans le cinq de base», reconnaît-il. Il a ainsi côtoyé plusieurs coaches dans l'élite: Jon Ferguson en LNA, Petar Aleksic - «quelqu'un d'autoritaire, un peu comme chez moi, mais qui savait exploiter les capacités de ses joueurs à fond et s'occupait personnellement des jeunes» -, Aymeric Collignon - «la seule période où une certaine stabilité a régné» - et, enfin, Stéphane Neff.

«Nous avons perdu plusieurs matches de suite, mais c'est nous qui jouons», précise Andrei Grigorov à propos de son coach. «Le coach fait un gros boulot théorique, nous donne les clés du match. A nous de les utiliser!»

Y a-t-il d'autres raisons à la mauvaise passe unioniste? «Déjà, nous avons entamé notre préparation le 17 août», explique Andrei Grigorov. «En un mois et demi, on ne peut pas former une équipe de haut de tableau. Je pense aussi que le stress nous enlève parfois 30 ou 40 pour cent de nos possibilités. Ensuite, l'équipe a totalement changé. Léonard (réd: Marchand, 18 ans) et moi sommes les seuls rescapés. Les joueurs sont jeunes et manquent encore d'expérience. Ce qui m'inquiète le plus? Pas les défaites, mais le fait que l'on corrige nos erreurs assez lentement. Nous devons savoir garder la tête froide. Et quand l'adversaire serre de très près les «gros» marqueurs (réd: le «grand frère» Lester Bruno - «le gars qu'il fallait» -, Léonard Marchand et lui-même), les plus jeunes doivent exploiter leurs qualités individuelles, se dire que s'ils sont là, c'est qu'ils le méritent!»

Le temps joue en faveur des jeunes pousses unionistes. Et il n'y aura pas de relégation en première ligue à la fin de la saison. «Le moment est enfin arrivé où il y a une transition entre le Mouvement jeunesse et l'équipe première. Là, le club joue la carte jeunes à fond. C'est un bon exemple pour les cadets. Et dans deux ou trois ans, je suis persuadé que cela va payer, que nous serons compétitifs!» /FTR

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