Adopte un cryptochien

Le monde des cryptomonnaies n’est pas si virtuel que cela. Il peut influer sur les adoptions de chiens. Découvrez la chronique de Jérôme Bernhard.
22 nov. 2021, 13:11
/ Màj. le 24 nov. 2021 à 05:30
AirDutemps-JeromeBernhard

Nostalgique du mark, de la pesète, de la lire et des prises de tête pour calculer vos devises? Lancez-vous dans les cryptomonnaies! On connaît le bitcoin, voire l’ethereum, mais moins, ou pas du tout, les plus de 14 000 autres monnaies virtuelles recensées par le site spécialisé CoinMarketCap. Moyennant quelques minutes de son temps, créer sa propre crypto est (presque) à la portée de toutes et tous.

Le hic, c’est que, quand tout est possible, le meilleur s’accompagne bien souvent du pire. Aux côtés de cyberdevises reconnues naissent des plus sérieusement farfelues, ou «shitcoins». Pour simplifier, des monnaies de peu de valeur et aux noms exotiques lancées sur la base d’une blague potache.

Tout cela n’est que du vent et ne va pas changer le prix de votre beurre, pensez-vous… Eh bien pas forcément. La cryptomonnaie shiba inu (abrégée SHIB), variante du dogecoin entrant dans la sous-catégorie des mèmes coins (vous suivez?), a récemment fait parler d’elle au-delà du macrocosme virtuel.

«La demande de chiots de race shiba inu a augmenté à la suite de la hausse de la valeur du token SHIB. Les petits éleveurs sont déconcertés», écrit BeInCrypto, autre site spécialisé, qui voit ici «un signe révélateur de l’interaction entre le monde numérique et le monde réel». Et quand le très réel milliardaire Elon Musk poste une photo de Floki, son nouveau chiot shiba, la Toile s’affole et la demande en crypto SHIB explose. Puis se dégonfle presque aussi rapidement.

Croisons les pattes pour que les congénères de Floki ne soient pas adoptés puis abandonnés au même rythme que la fluctuation de «leur» monnaie…


par Jérôme Bernhard