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A l'unanimité, le Parti socialiste provoque un deuxième tour

Rien n'est encore décidé pour les deux sièges neuchâtelois au Conseil des Etats. Le Parti socialiste profite du ballottage général pour remettre en selle Pierre Bonhôte. Au risque de perdre Gisèle Ory dans la bataille. Même si seul Didier Burkhalter défendra les couleurs de la droite. Le Parti socialiste neuchâtelois (PSN) n'aura pas mis long à se relever. Après la déconvenue subie dimanche aux élections fédérales - perte de la majorité au National et ballottage aux Etats - il est immédiatement paru clair au comité cantonal du PSN qu'il demanderait à jouer les prolongations. Rien n'a filtré cependant dimanche soir. Il a fallu attendre une nouvelle réunion, hier soir, du comité pour que l'annonce d'un deuxième tour soit officialisée. «Dimanche, nous avons pris une décision officieuse. Mais il nous fallait encore en discuter avec les autres partis de gauche. Les PopVertsSol nous soutiennent dans notre démarche», rayonne Monika Maire-Hefti. La décision a été prise à l'unanimité des deux douzaines de membres qui composent cet organe, précise encore la présidente du PSN.

23 oct. 2007, 12:00

Après avoir perdu des plumes dimanche, les socialistes ne devaient-ils pas au contraire jouer profil bas et se satisfaire de ce que les électeurs leur ont donné. Soit un siège au National et l'accession de Gisèle Ory aux Etats en cas d'élection tacite? «Mais nous n'avons rien à perdre», soutient Monika Maire-Hefti. «Le peuple n'a choisi personne pour les Etats. Nous sommes en situation de ballottage!» Et ce ne sont pas les quelque 200 000 francs que coûte l'organisation d'un second tour aux contribuables qui pourraient refréner les ardeurs du PSN. «On ne peut pas réduire la démocratie à un financement», tranche la Ponlière. Qui se prend à rêver d'une double élection, le 11 novembre, des candidats socialistes.

Ceux-ci n'auront qu'un obstacle, mais alors de taille, à surmonter en la personne de Didier Burkhalter. Car la droite n'enverra pas d'autre candidat pour barrer la route aux Etats du duo Ory-Bonhôte. Dimanche soir déjà Jean-Claude Baudoin était péremptoire. «S'il devait y avoir un deuxième tour, nous ne présenterions pas de candidat libéral», avançait le président du Parti libéral-PPN. Ce qui est fort compréhensible: seule Sylvie Perrinjaquet aurait pu faire équipe avec le radical Didier Burkhalter. Or, elle n'est arrivée qu'en cinquième position de la course aux Etats et largement distancée. Les libéraux, tout en dénonçant l'attitude qu'ils jugent arrogante du PSN, indiquent qu'ils apportent un soutien total à Didier Burkhalter au second tour.

Duquel seront également absents les démocrates du centre. Hier matin, Walter Willener était catégorique: «Nous avons réfléchi et nos deux communiqués sont prêts. Si les socialistes renoncent au deuxième tour, nous exprimons notre satisfaction et ne lançons pas de candidat UDC. Dans le cas contraire, nous ne changeons pas notre position et renonçons à engager un UDC au second tour. Nous avons déjà obtenu la visibilité souhaitée», assurait le responsable de la campagne agrarienne. Pourtant, Yvan Perrin (4e) talonnait le sortant Pierre Bonhôte... «Nous avons fait le carton plein au National», se contentait Walter Willener. /STE

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