52 kilomètres de voies ferrées posent problème pour l'environnement

Sur les 3652 kilomètres de voies ferrées en Suisse, 52 posent problème pour le transport des matières dangereuses. En Suisse romande, des tronçons entre Lausanne et Aigle, Yverdon et Neuchâtel, la Neuveville et Bienne ainsi qu'entre Loèche et Brigue sont concernés.

23 avr. 2015, 11:19
epa04477437 A man stands on the platform waiting for the arrival of a train on the train station in Seelze, Germany, 05 November 2014. Germany's Deutsche Bahn is considering launching legal action against train drivers' union GDL as the railway company braces itself for the longest strike in its 20-year history. The strike announcement on 04 November triggered condemnation from both business and political leaders.  EPA/JULIAN STRATENSCHULTE

Le transport de matières dangereuses pourrait poser des sérieux problèmes environnementaux sur 52 des 3652 kilomètres de voies ferrées en Suisse. Les CFF et la Confédération vont procéder à une analyse de fond et des mesures seront prises si nécessaire. Le risque pour la population lié au chlore continue quant à lui de croître.

Pour la première fois, l'Office fédéral des transports (OFT) a publié jeudi un rapport sur les risques du transport ferroviaire de marchandises dangereuses pour l'environnement.

Il en ressort que des examens approfondis concernant les eaux superficielles sont nécessaires sur un total de 42 km. En Suisse romande, des tronçons entre Lausanne et Aigle (VD), entre Yverdon (VD) et Neuchâtel, entre la Neuveville (BE) et Bienne (BE) ainsi qu'entre Loèche (VS) et Brigue (VS) sont concernés.

Dix autres kilomètres pourraient poser des problèmes pour la nappe phréatique. Parmi les zones à passer à la loupe figurent un tronçon entre Rolle (VD) et Morges (VD), un situé près de Grandson (VD) et un autre entre la Neuveville (BE) et Bienne (BE).

Les chemins de fer vont analyser les sections concernées avec les offices fédéraux des transports et de l’environnement et les services spécialisés cantonaux. Là où c’est nécessaire, des mesures de génie civil ou d’organisation devraient être prises pour réduire les risques. Par exemple, en créant des chambres de vannes dans l’évacuation des eaux.

Danger pour la population

L'OFT a par ailleurs actualisé ses données concernant les dangers pour la population. Aucun segment ne présente un risque intolérable. Les tronçons se situant dans une zone intermédiaire de risque ont augmenté de 60 km par rapport à 2011: ils représentent désormais 128 des 3263 kilomètres du réseau à voie normale.

Sur les 10,2 km se situant dans la moitié supérieure de la zone intermédiaire, 8,1 km concernent le transport de chlore. Les segments Lancy-Bâtie/Genève-La Praille et Renens Est-Renens ont été ajoutés. A part 600 mètres à Zurich et 1,5 km à Olten, le transport de chlore affecte surtout les régions genevoises et lausannoises.

Même à quantités de transport égales, le risque continuera de s'accroître du fait de la densification des centres urbains, note l'office dans le rapport. Un groupe de travail réfléchit à des mesures de réduction des risques.

D'une manière générale, les dangers pour la population devraient s'accroître à cause de la croissance démographique et de l'augmentation de la mobilité. Le domaine intermédiaire comporte désormais 69 km (au lieu de 31) de zones à risque avec des liquides inflammables et 32 km (25) pour le propane.