WikiLeaks: Hugo Chavez met Londres au défi d'entrer dans l'ambassade équatorienne

Le président vénézuélien Hugo Chavez, se range aux côtés de l'Equateur qui abrite Julian Assange dans son ambassade à Londres. Il dit apporter des "réponses radicales" si le Britanniques pénètrent dans l'ambassade.

21 août 2012, 07:24
Le président vénézuélien Hugo Chavez a menacé lundi le Royaume-Uni de "réponses très radicales" si les autorités britanniques pénétraient par la force dans l'ambassade équatorienne de Londres pour y arrêter Julian Assange.

Le président vénézuélien Hugo Chavez a menacé lundi le Royaume-Uni de "réponses très radicales" si les autorités britanniques pénétraient par la force dans l'ambassade équatorienne de Londres pour y arrêter Julian Assange. Il a souligné que Quito "n'était pas seul".

"Nous apporterons des réponses très radicales si le Royaume-Uni décidait de violer la souveraineté équatorienne dans l'ambassade de l'Equateur" pour arrêter M. Assange, fondateur de WikiLeaks, a déclaré M. Chavez à des journalistes, dans un entretien diffusé par la chaîne télévisée d'Etat VTV.

"Nous suggérons au gouvernement (britannique) qu'il réfléchisse bien (auparavant), parce qu'elle est terminée, l'époque où les vieux empires et les nouveaux pouvaient faire ce qu'ils voulaient. L'Equateur n'est pas seul", a affirmé le président.

M. Chavez, un allié proche du président équatorien Rafael Correa, n'a pas précisé en détail le type d'actions que prendrait son gouvernement, mais il a dit qu'elles étaient "en préparation".

Quito prêt à dialoguer

Dans le conflit qui l'oppose au Royaume-Uni à propos du fondateur de Wikileaks, réfugié à l'ambassade équatorienne à Londres depuis le 19 juin, l'Equateur a recueilli au cours du week-end la solidarité des pays de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) et de l'Union des Nations sud-américaines (Unasur). Les ministres des Affaires étrangères de ces pays ont exhorté Quito et Londres à entamer une "négociation directe" pour résoudre leur différend.

L'Equateur s'est par ailleurs dit prêt à dialoguer avec le Royaume-Uni et la Suède pour trouver une solution, a déclaré le président équatorien Rafael Correa dans un entretien diffusé lundi soir par la télévision publique ECTV. Selon lui, c'est la "position intansigeante" de Londres et de la Suède qui a déclenché la crise.

Le président Correa a aussi déclaré au cours de cet entretien qu'il espérait "une réponse claire et radicale" de l'organisation des Etats d'Amérique (OEA) sur le cas Assange. L'OEA a convoqué une réunion de ses membres sur ce thème par 23 votes pour et trois contre, les Etats-Unis, le Canada et Trinidad et Tobago.