Vicente Del Bosque est un homme heureux

16 juin 2010, 09:04

Malgré toute la pression qui pèse sur ses épaules, Vicente Del Bosque est un homme heureux avant d'affronter la Suisse cet après-midi. «Privilégié», même, comme il le précise pour avoir le bonheur de disputer cette Coupe du monde à la tête d'un groupe qui est tout simplement l'équipe à battre.

«Je sais très bien que tous nos supporters baignent dans une certaine euphorie. Heureusement, mes joueurs ont gardé les pieds sur terre. Nous ne sommes pas encore en finale», prévient le sélectionneur de la Roja. «L'écart entre les grandes équipes est infime. L'Italie, l'Argentine et l'Allemagne ont démontré qu'elles étaient capables d'aller, elles aussi, très loin dans le tournoi.»

Un tournoi qui débutera pour Del Bosque avec ce match de Durban contre la Suisse. «Nous connaissons très bien la Suisse», avoue-t-il. «Cette équipe a un certain vécu. Elle est très bien organisée. Elle est dirigée par un entraîneur remarquable, dont le palmarès parle pour lui. Cette équipe de Suisse m'inspire un grand respect.» Del Bosque pourra aligner Iniesta aujourd'hui. Le joueur du FC Barcelone a été déclaré apte au service. Il est pourtant probable que Del Bosque ne prendra pas le moindre risque et titularisera Pedro ou Mata sur le flanc gauche.

Avant la conférence de presse de Del Bosque, Iker Casillas avait tenu à rappeler sa fierté d'être le capitaine d'une équipe qui peut s'appuyer sur des «joueurs extraordinaires comme Xavi, Iniesta, Puyol et Pique». «Nous récoltons les fruits d'un travail entamé il y a cinq ans», poursuit le gardien du Real Madrid. «Le groupe s'est élargi ces derniers mois. L'état d'esprit est remarquable. Nous ne sommes pas une équipe, mais nous formons une vraie famille!»

Ce choc entre Suisses et Espagnols est également l'occasion pour deux amis de se retrouver. D'un côté Philippe Senderos, l'Hispano-Suisse, et Cesc Fabregas, le Catalan. Ces deux joueurs se sont connus et côtoyés lorsqu'ils évoluaient à Arsenal. Comme le raconte le journal espagnol «El País», Senderos et Fabregas ont partagé le même appartement à Londres pendant deux ans (de 2003 à 2005).

«Philippe est un ami», raconte Cesc Fabregas. «Lorsque je suis arrivé en Angleterre, il m'a beaucoup aidé. Nous habitions la même pension. Il était arrivé avant moi et avait choisi la suite proposée par la dame qui nous logeait. Moi, j'ai eu droit à une petite chambre. Mais nous étions tout le temps ensemble.»

Le Catalan a joué quelques tours pendables à son ami, mais le Genevois ne lui en a pas tenu rigueur. «Il m'a invité à son mariage, l'hiver dernier lorsque je disputais la Coupe des Confédérations avec l'Espagne, mais je n'ai pas pu m'y rendre», regrette le milieu de terrain d'Arsenal, convoité par son club formateur, le Barça.

Fabregas n'oublie pas le message quotidien de son ami: «Gamin, porte-toi bien». Les retrouvailles promettent d'être chaleureuses cet après-midi à Durban. /si-jce


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