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Valse diplomatique entre Berne, Madrid et Berlin

Les entretiens pour tenter de résoudre la crise entre la Suisse et la Libye se sont poursuivis ce week-end à Berlin, avant une visite aujourd'hui à Madrid de Doris Leuthard.

22 févr. 2010, 12:22

Berne, comme Berlin, n'ont donné aucune information sur le contenu de ces entretiens. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a simplement confirmé samedi que des entretiens avec la Libye avaient lieu ce week-end sous l'égide de la médiation allemande à Berlin.

«Nous avons travaillé et nous travaillons pour trouver une solution», a déclaré hier Georg Farago, porte-parole du DFAE. «La Suisse fait tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir la libération des deux Suisses retenus en Libye», a-t-il répété. Interrogé par l'ATS, le ministère allemand des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire. La délégation suisse était conduite par le secrétaire d'Etat au DFAE Michael Ambühl. Les entretiens entamés vendredi à Berlin ont été entourés de la plus grande discrétion afin de préserver le maximum de chances à un éventuel accord face à la forte pression médiatique.

A Bruxelles, plusieurs diplomates européens espèrent en effet que les «efforts intenses de médiation» de l'Union européenne (UE) permettent un réglement du contentieux lié aux visas avant la réunion des ministres des affaires étrangères d'aujourd'hui. La crise entre Berne et Tripoli, déjà évoquée jeudi à Madrid, sera à nouveau abordée aujourd'hui dans la capitale espagnole en marge des discussions entre la présidente de la Confédération Doris Leuthard, le premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et le roi Juan Carlos. Le conflit a pris une ampleur sans précédent, impliquant jusqu'à la médiation européenne, depuis que la Libye a décidé le week-end dernier de suspendre ses visas d'entrée aux ressortissants de l'espace de Schengen. Cette mesure a été prise en représailles au durcissement de la politique de visas de la Confédération à l'égard de 150 Libyens, en vigueur depuis novembre dernier.

L'enjeu des négociations en cours concerne surtout le sort des deux Suisses retenus depuis juillet 2008 en Libye. L'homme d'affaires Rachid Hamdani «pourrait quitter la Libye dans un jour ou deux», a déclaré hier son avocat, Salah Zahaf. «Nous sommes en train de trouver une solution à la situation. Il pourrait quitter la Libye dans un jour ou deux», a déclaré Me Zahaf. La semaine dernière, les autorités libyennes lui ont rendu son passeport sans lui accorder de visa de sortie. Pour obtenir ce visa, Rachid Hamdani doit, selon l'avocat, s'acquitter de ses obligations fiscales. Mais il lui faut attendre le rapport d'un «liquidateur judiciaire» de la filiale libyenne de la PME suisse dont il était le responsable. Me Zahaf a précisé toutefois que Rachid. Hamdani «pourrait rentrer et charger l'ambassade suisse à Tripoli de la suite de la procédure». /ats- afp

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