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Une passerelle, par Toutatis!

27 mars 2007, 12:00

Le premier album d'Astérix traduit simultanément en arabe et en hébreu a été présenté au Salon du livre de Paris. L'idée des traducteurs est de lancer «une passerelle» entre les cultures.

Depuis la création de la série en 1959, les aventures d'Astérix ont été traduites en 107 langues ou dialectes, mais seuls quelques milliers d'exemplaires en hébreu et en arabe avaient jusqu'à présent été publiés. «Par le biais de la traduction, il y a une ouverture à l'autre, à tous les peuples», a souligné le Syrien Jamal Chehayeb, enseignant à l'Institut français du Proche-Orient à Damas, qui traduit habituellement Proust et Lamartine.

L'Israélienne Dorith Daliot Rubinovitz, spécialiste de Maupassant, a souligné pour sa part «l'humanisme sans frontière» des personnages d'Astérix, qui «vivent en paix et en amitié avec tous les autres peuples, tant qu'on ne les embête pas».

L'album «Astérix chez Rahazade» a été retenu pour ses références aux «1001 Nuits». Les traducteurs ont dû adapter l'histoire au contexte moyen-oriental en gardant «la fraîcheur du texte».

«On a laissé les sangliers même si ce n'est pas casher», a expliqué Dorith Daliot Rubinovitz. Et le barde Assurancetourix porte dans la version en hébreu le nom de la «Star Ac' israélienne».

Même difficulté pour le traducteur syrien. «L'album «La serpe d'or» a été traduit il y a quelques années en Egypte. Mais sa sortie a coïncidé avec la montée des Frères musulmans, alors ils ont allégé le texte et ont traduit les sangliers par «les bêtes fauves». Moi, j'ai gardé le texte initial, parce qu'il faut voir la réalité telle qu'elle est.»

La version arabe de l'album doit être diffusée en France, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, la version en hébreu en France et en Israël. / ats-afp

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