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Un Sud-Coréen grand favori

Le Sud-Coréen Ban Ki-Moon est le très probable successeur de Kofi Annan au poste de secrétaire général. Aucun veto n'a été déposé contre lui par les cinq «Grands» du Conseil de sécurité Sauf surprise, le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Ban Ki-Moon devrait succéder à Kofi Annan à la tête des Nations unies. Il est le seul des six candidats à ne s'être vu opposer aucun veto par les cinq «Grands» lors du dernier vote blanc organisé lundi par le Conseil de sécurité.

04 oct. 2006, 12:00

La véritable élection du huitième secrétaire général de l'ONU en 60 ans devrait avoir lieu le 9 octobre. L'Assemblée générale des 192 pays membres, qui doit approuver la recommandation du Conseil de sécurité, le fait traditionnellement sans réticence.

Ban Ki-moon a recueilli 14 voix favorables et une abstention, avec le soutien des cinq membres permanents (Grande-Bretagne, Chine, France, Russie et Etats-Unis) disposant d'un droit de veto. Son principal adversaire, le sous-secrétaire général de l'ONU, l'Indien Shashi Tharoor, a abandonné la course après le scrutin.

Le probable futur secrétaire général s'est engagé hier à poursuivre les réformes cruciales de l'organisation s'il était élu et à tout mettre en oeuvre pour obtenir un règlement pacifique de la crise nord-coréenne. «Je ressens une grande responsabilité puisque l'ONU a de nombreux rôles à jouer pour la paix et la sécurité de la communauté internationale, ainsi que pour la protection des droits de l'Homme et le développement», a-t-il déclaré à la presse à Séoul. Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères désire faire carrière dans la diplomatie depuis l'âge de 18 ans et sa rencontre avec le président John F. Kennedy en 1962 à la Maison-Blanche, dans le cadre d'un programme organisé par la Croix-Rouge américaine.

Ban Ki-Moon, 62 ans, est considéré comme un homme doux chérissant les relations avec autrui. Certains parlent de lui comme d'un diplomate né qui a la capacité d'éviter de se faire des ennemis. Mais d'autres le jugent insuffisamment solide pour le poste.

Poste à responsabilité

A cela, Ban Ki-moon répond qu'il a assumé la lourde tâche de ministre des Affaires étrangères. «Cela n'a pas été un poste facile», disait-il récemment lors d'un entretien à l'Associated Press. «Parfois je peux apparaître comme un dirigeant faible et doux. On peut me considérer comme une personne douce, mais j'ai une force intérieure».

Son dévouement est bien connu. Il a répété à maintes reprises qu'un de ses principes était de faire passer ses occupations professionnelles avant sa vie privée. «Les diplomates bénéficient de nombreux privilèges et immunités à l'étranger, ils ont donc une responsabilité sans limite», avait-il expliqué l'an dernier devant des lycéens.

Profil bas

Né le 13 juin 1944, Ban Ki-Moon a obtenu un diplôme en relations internationales à l'Université de Séoul en 1970, ainsi qu'une maîtrise en administration publique à l'Université de Harvard en 1985. Il a été en poste en Inde, puis en Autriche, à l'ONU et aux Etats-Unis, avant d'être nommé aux Affaires étrangères en janvier 2004.

Pendant sa campagne, il a fait profil bas. Mais certains médias ont affirmé que Séoul avait tenté d'acheter son élection en fournissant une aide à certains pays en développement. La semaine dernière, le ministère des Affaires étrangères a fermement démenti ces accusations. / BMI-atp

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