Un evêque pédophile destitué au Pérou

Alors que le pape François lutte activement pour donner un nouveau visage à l'église, un nouveau scandale de pédophilie éclate au Pérou. L'évêque soupçonné a été destitué avec effet immédiat.

21 sept. 2013, 08:41
Le pape François a appelé à la tolérance zéro envers les actes de pédophilie.

L'Église entend laver son image et le fait savoir. Soupçonné d'actes pédophiles, l'évêque auxiliaire d'Ayacucho, dans le sud du Pérou, a été démis de ses fonctions. Cette décision a été prise sur ordre du Vatican en vertu du principe de "tolérance zéro" édicté par le pape François.

"C'est ce que le pape a dit: zéro tolérance. Ce sont des crimes très graves, en particulier quand il s'agit d'un évêque", a déclaré Luis Bambaren, ancien président de la conférence épiscopale péruvienne et évêque émérite de Chimbote, annonçant la destitution de Gabino Miranda dans la presse locale.

Un représentant de l'église péruvienne interrogé par Reuters a confirmé que Gabino Miranda, 53 ans, avait démissionné de la conférence épiscopale, sans toutefois avancer d'explication.

Le parquet a quant à lui indiqué que l'ecclésiastique faisait l'objet d'une enquête et qu'une décision serait prise sous peu. "Il nie tout crime aux dépens de mineurs", dit quant à elle l'antenne péruvienne de l'Opus Dei dans un communiqué.

"Château de cartes"

Premier souverain pontife non européen depuis 1300 ans et premier jésuite à monter sur le trône de saint Pierre, le pape François a donné un nouveau visage à une institution durement malmenée par les scandales de pédophilie.

Dans un long entretien publié jeudi, il invite l'Eglise à ne plus être "obsédée" par une volonté d'imposer ses doctrines sur l'avortement, la contraception ou l'homosexualité, sous peine de voir sa stature morale s'effondrer "comme un château de cartes".

L'appel à la modernité du pape François: