Trafic d'art: la Grèce réclame deux vases antiques saisis à Bâle

La Grèce veut récupérer deux vases saisis dans la demeure d'un marchand d'art italien à Bâle et récemment mis en vente à Londres. Le canton de Bâle-Ville est accusé d'avoir commercialisé ces objets.
04 nov. 2017, 14:00
Les deux vases funéraires en marbre réclamés par la Grèce ont été récemment mis en vente à l'exposition d'art Frieze Masters, à Londres.

La Grèce cherche à récupérer deux vases antiques qu'elle assure être volés. Ces objets feraient partie d'une collection de près de 5000 antiquités pillées, saisies dans la demeure d'un marchand d'art italien à Bâle.

Les deux vases funéraires en marbre réclamés par la Grèce ont été récemment mis en vente à l'exposition d'art Frieze Masters, qui s'est tenue à Londres du 5 au 8 octobre, a déclaré le Ministère grec de la culture dans un communiqué. Ils proviendraient de la collection d'un trafiquant d'art italien, précise l'archéologue spécialisé dans le trafic d'art volé, Christos Tsirogiannis, cité samedi dans Le Temps.

Saisie dans le cadre de l'enquête, entamée au début des années 2000, sur le démantèlement d'un trafic d'art entre la Suisse et l'Italie, la collection, d'une valeur totale de 45 millions d'euros, a été renvoyée en Italie. Le marchand l'avait dissimulée dans plusieurs caves à Bâle.

Pièces non attribuées

Le canton de Bâle-Ville est accusé d'avoir commercialisé ces objets, d'après leur vendeur à Londres, cité dans le quotidien romand. Une partie des pièces remises à l'Etat italien par le Parquet de Bâle-Ville n'auraient en effet pas pu être attribuées.

Ce que confirme le commissaire au Ministère public de Bâle-Ville, René Gsell. Toujours cité dans Le Temps, celui-ci ajoute que, après examen, la magistrature italienne ne les avait pas revendiquées et que leur origine n'avait pas pu être clarifiée.