Toute la pompe royale pour Nicolas Sarkozy

Le Royaume-Uni a déroulé hier le tapis rouge pour Nicolas Sarkozy et son épouse Carla, au premier jour de leur visite d'Etat en Grande-Bretagne. Le président français a affiché son espoir de lancer une «nouvelle fraternité franco-britannique». A leur arrivée à l'aéroport londonien de Heathrow, le couple présidentiel a été accueilli par le prince Charles et son épouse Camilla. L'héritier du trône a baisé la main gantée de Carla Bruni-Sarkozy, habillée d'un strict manteau de laine gris Dior ceinturé de noir et coiffée d'un bibi rétro anthracite, d'une élégance évoquant l'ex-première dame américaine Jackie Kennedy. Le couple s'est ensuite rendu par la route jusqu'aux abords de la ville de Windsor, à 40 km à l'ouest de Londres, où il a été accueilli par la reine et son époux le prince Philip.

27 mars 2008, 12:00

La reine a déployé toute la pompe royale réservée aux invités de marque: Nicolas Sarkozy a ainsi parcouru les derniers kilomètres grimpant vers le château de Windsor à ses côtés à bord d'un carrosse, tandis que son épouse partageait un autre carrosse avec le prince Philip. Quelques milliers de curieux s'étaient massés pour les saluer derrière les barrières menant au château. Plusieurs médias britanniques ont profité de l'occasion pour publier une photographie en noir et blanc de l'ancien mannequin nue, réalisé en 1993 par le photographe suisse Michel Comte et qui sera mise aux enchères en avril chez Christie's à New York.

Le président français, qui a été promu Chevalier Grand Croix honoraire de l'Ordre du Bain par la reine, a ensuite eu le très rare privilège de s'exprimer devant les Chambres des Communes et des Lords réunies dans la Galerie royale du Parlement de Westminster. A cette occasion, il a proposé à la Grande-Bretagne de développer une «nouvelle fraternité franco-britannique» pour le XXIe siècle.

«Ce que souhaite la France est simple: toujours plus d'entente, toujours plus de coopération, toujours plus de solidarité (...) tout le justifie: notre statut commun de membre permanent du Conseil de sécurité, nos responsabilités de puissance nucléaire, l'influence que nous exerçons chacun dans une partie du monde, notre appartenance commune à l'Union européenne, notre attachement viscéral à la démocratie et à la liberté», a-t-il déclaré. Un total de 146 personnes été conviées hier soir au banquet d'Etat offert par la reine Elizabeth II à Windsor. Les participants à ces agapes royales devaient déguster un filet de barbue, suivi d'une noisette d'agneau, accompagnés de choux-fleurs, carottes à l'estragon, de pommes Maxime et de salade, puis d'un savarin à la rhubarbe crème vanille et de fruits. Et pour arroser le repas: un Chassagne Montrachet 2000, un Château Margaux 1961 et du Champagne Krug 1982. /ats-afp-reuters