Syrie: Obama reçoit l'aval de Congrès américain pour armer les rebelles

Barack Obama pourra armer les rebelles syriens pour les aider à combattre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI). Le Congrès américain a adopté à 78 contre 22 voix ce premier volet de la stratégie anti-jihadistes présenté par le président américain.

19 sept. 2014, 07:45
Le Congrès américain a adopté jeudi le plan de soutien du président américain Barack Obama destiné aux rebelles syriens afin de les aider à combattre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Le Congrès américain a adopté jeudi le plan de soutien du président américain Barack Obama destiné aux rebelles syriens afin de les aider à combattre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI). Ces derniers gagnent du terrain dans le nord de la Syrie.

Le Sénat a adopté par 78 voix contre 22 ce premier volet de la stratégie anti-jihadistes présentée par M. Obama la semaine dernière. Le président américain s'est exprimé dans la foulée de ce vote, saluant la réponse "rapide" du Congrès.

Le plan approuvé par la Chambre des représentants mercredi ne donne pas carte blanche au gouvernement pour équiper et entraîner les rebelles syriens. Il impose à l'administration de soumettre au Congrès tous les 90 jours un rapport sur son exécution, le nombre de combattants formés, la sélection des groupes syriens bénéficiaires de l'aide, et l'utilisation des armes et équipements livrés.

Il n'inclut pas de crédits supplémentaires pour financer l'opération. Et stipule clairement que cela ne constitue en aucun cas une autorisation pour le déploiement de soldats américains dans le conflit.

Les républicains de la Chambre des représentants ont sciemment fixé une date de péremption au 11 décembre, afin de forcer l'administration Obama à revenir devant le Congrès d'ici là pour clarifier sa stratégie contre l'EI.

La France partenaire solide

Par ailleurs, Barack Obama a salué jeudi la décision de Paris de procéder à des frappes aériennes en Irak contre l'EI. "La France, qui est l'un de nos alliés les plus anciens et les plus proches, est un partenaire solide dans nos efforts contre le terrorisme", a déclaré M. Obama.

Le président français François Hollande avait annoncé plus tôt jeudi avoir donné son feu vert à des frappes aériennes pour lutter contre les jihadistes, précisant que Paris n'engagerait pas de troupes au sol. Il avait affirmé que les premières frappes pourraient intervenir rapidement: "dès que nous aurons identifié des cibles, nous agirons, c'est-à-dire dans un délai court", a-t-il souligné.