Somalie: au moins 137 morts et 250 blessés dans un double attentat à Mogadiscio

Un double attentat au camion piégé a causé la mort d'au moins 137 personnes et fait plus de 250 blessés, samedi, à Mogadiscio, la capitale de la Somalie.
15 oct. 2017, 14:27
/ Màj. le 15 oct. 2017 à 22:21
Le bilan pourrait encore s'alourdir au cours des prochaines heures.

De 137 personnes à plus de 200 personnes, selon les sources, ont été tuées et plus de 250 blessées dans un attentat samedi dans le centre de Mogadiscio. Paris, Londres, Washington, Ankara et l'Union africaine (UA) ont assuré la Somalie de leur soutien après cette attaque, la plus meurtrière de l'histoire du pays.

"Nous avons la confirmation de 200 civils tués dans les attentats commis hier", a dit Abdifatah Omar Halane, le porte-parole du maire de Mogadiscio. "Nous supposons que le bilan est encore plus élevé. De nombreuses personnes sont sans nouvelles de leurs proches", a-t-il ajouté.

 

 

Dans un quartier commercial

Cet attentat au camion piégé est survenu en milieu d'après-midi samedi au carrefour PK5, situé dans le district de Hodan, un quartier commercial très animé de la capitale avec ses magasins et ses hôtels. La très forte explosion a violemment endommagé les bâtiments situés à proximité.

L'explosion s'est produite devant l'hôtel Safari, un établissement populaire qui n'est d'ordinaire pas fréquenté par des responsables gouvernementaux. La mission qatarie a été gravement endommagée, selon le ministère qatari des Affaires étrangères.

 

 

Les shebab soupçonnés

Cet attentat n'a pas encore été revendiqué. Mais les shebab, liés à Al-Qaïda, contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.

Chassés de Mogadiscio en août 2011, ils ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22'000 hommes de la force de l'Union africaine (Amisom).

L'attentat de samedi a eu lieu deux jours après l'annonce de la démission, sans explications, du ministre de la Défense et du chef de l'armée.