Séisme au Népal: jusqu'à 50'000 blessés, selon Handicap International

Jusqu'à 50'000 personnes pourraient être blessées suite au tremblement de terre qui a frappé le Népal samedi, a affirmé mardi Handicap International.

28 avr. 2015, 16:48
A Nepalese girl injured in Saturday?s earthquake holds the hand of her mother inside an Indian air force helicopter as they are evacuated from Trishuli Bazar to Kathmandu airport in Nepal, Monday, April 27, 2015. The death toll from Nepal's earthquake is expected to rise depended largely on the condition of vulnerable mountain villages that rescue workers were still struggling to reach two days after the disaster.  (AP Photo/Altaf Qadri)

Jusqu'à 50'000 personnes pourraient être blessées suite au tremblement de terre qui a frappé le Népal samedi, a affirmé mardi Handicap International. Les 50 employés de l'ONG présents sur place, renforcés par des équipes venues du siège, donnent la priorité aux soins aux blessés.

Leur objectif est d'appuyer les hôpitaux saturés, de limiter les risques de handicaps durables en proposant un suivi après la sortie de l’hôpital, et de prodiguer des soins de réadaptation, a précisé l'ONG.

Le nombre de blessés ne cesse de s’accroître: 6500 sont officiellement recensés, mais leur nombre pourrait dépasser les 50'000, de nombreuses zones proches de l’épicentre du séisme n’ayant pas encore reçu de l’aide, compte tenu des difficultés d’accès, a affirmé Handicap.

Comme à Haïti en 2010
Le type de blessures constatées lors de tremblements de terre est généralement lourd: fractures, écrasement des membres, gangrène. Afin que les blessures ne s’aggravent pas et que les patients ne développent pas de séquelles invalidantes, il est important que les blessés soient rapidement pris en charge puis qu’ils aient accès à des soins de réadaptation.

Hélène Robin, responsable de l’urgence Népal à Handicap International, a comparé la situation au séisme de janvier 2010 à Haïti. "Notre intervention en Haïti après le tremblement de terre nous a appris qu’il faut conserver un contact avec les blessés quand ils rentrent chez eux ou chez des proches, pour continuer à leur apporter des soins et donc éviter qu’ils ne développent des handicaps définitifs", a-t-elle souligné.