Radio France: la grève reconduite, la ministre va intervenir

La ministre française de la Culture a annoncé qu'elle allait intervenir dans la grève de Radio France, qui a été reconduite pour le 22e jour consécutif.

08 avr. 2015, 18:20
Radio France est en grève depuis 22 jours.

Les syndicats de Radio France ont reconduit mercredi leur grève jusqu'à jeudi, 22e jour consécutif de conflit. Ils ont quitté le Comité d'entreprise extraordinaire (CCE) où le PDG Mathieu Gallet devait présenter son plan stratégique dont quelque 300 suppressions d'emplois. La ministre de la Culture a annoncé qu'elle allait intervenir.

La ministre de la Culture Fleur Pellerin a déclaré devant l'Assemblée nationale que le conflit avait "trop duré" et annoncé qu'elle ferait connaître "très rapidement" ses "décisions pour renouer le dialogue social" au sein du groupe public.

"La situation reste bloquée", "je prendrai mes responsabilités", a expliqué la ministre. "Je recevrai les parties prenantes très rapidement et très rapidement, je ferai connaître les décisions que je prendrai pour renouer le dialogue social", a ajouté Fleur Pellerin.

De son côté, Mathieu Gallet a "déploré qu'une partie des élus, poussés par l'intersyndicale, ait quitté cette table, qui n'était pas une table de négociation, mais de présentation du projet".

Très affaibli, notamment par des révélations sur ses dépenses, Mathieu Gallet devait présenter son plan stratégique. Il comprend plusieurs mesures d'économies visant à redresser les comptes plombés de Radio France, en déficit de 21,3 millions d'euros cette année.

Parmi elles, un plan de 300 à 380 départs volontaires, en priorité pour les seniors, assorti de 50 créations de postes dans des métiers qui, jusqu'ici, n'existaient pas à Radio France.

Médiation demandée

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui a nommé Mathieu Gallet président de Radio France en mai dernier, a appelé mercredi "l'ensemble des parties" à mettre en oeuvre une "médiation" pour débloquer le conflit dans le groupe.

Les syndicats ont réclamé comme préalable à la levée de la grève la nomination d'un médiateur, ce qu'a écarté Mathieu Gallet pour l'instant.