Québec: fin de la grève des étudiants

Le conflit estudiantin qui a pris place au Québec depuis février pour lutter contre la hausse des frais de scolarité touche à sa fin. Les étudiants ont en effet choisi de reprendre les cours, sous peine de voir leur session annulée.

18 août 2012, 08:56
Les manifestations des étudiants québecois avaient atteint des sommets au mois de mai.

La grève estudiantine contre la hausse annoncée des frais de scolarité a touché temporairement à sa fin dans les collèges universitaires québécois. Les deux derniers établissements pré-université à suivre le mouvement ont en effet voté vendredi la reprise des cours.

De nombreux étudiants craignaient que la poursuite de la grève n'entraîne l'annulation de leur session et ne rende leur admission à l'université problématique.

Sur les quatorze écoles de Montréal concernées par cette rentrée anticipée, lundi, pour rattraper le retard causé par le conflit estudiantin, douze ont voté pour la fin de la grève, contre deux qui ont choisi une trêve électorale. Pour ces deux derniers, un autre vote sur la grève sera organisé après les élections législatives du 4 septembre.

Grève ponctuelle le 22 août

Bien qu'ils aient choisi de reprendre le chemin des cours, les étudiants de huit établissements et de l'Institut national de la recherche scientifique ont voté pour une grève ponctuelle lors d'une manifestation prévue le 22 août, selon le syndicat estudiantin considéré comme le plus radical, la Classe (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante).

Du côté des universités, les étudiants du département d'histoire de l'université Laval ont choisi la trêve électorale, tandis que ceux de littérature comparée de l'université de Montréal ont opté pour la grève. Au total, 22 universités ou départements tiendront leur assemblée générale la semaine prochaine.

Le conflit estudiantin, déclenché en février dernier par l'annonce de la hausse des frais de scolarité, pèsera sur le scrutin à venir. Une reprise de la mobilisation servirait le parti libéral du premier ministre sortant Jean Charest, dont la position en faveur de la hausse des droits de scolarité est soutenue par une majorité de Québécois. En revanche, le retour au calme pourrait avantager ses rivaux du Parti Québécois.