Présidentielle 2017: Nicolas Sarkozy accepte la tenue d'une primaire à droite

De retour en politique, l'ancien président Nicolas Sarkozy a tenu jeudi son premier meeting dans le nord de la France. Il a notamment assuré qu'il était favorable à la tenue d'une élection primaire à droite pour désigner le candidat à la présidentielle de 2017.

26 sept. 2014, 07:34
Nicolas Sarkozy ne cache plus ses ambitions: il veut revenir à l'Elysée.

Nicolas Sarkozy a accepté jeudi l'organisation d'une primaire à droite pour l'élection présidentielle de 2017 dans son premier meeting depuis son retour en politique. Il a esquissé les grandes lignes d'un programme de gouvernement.

Devant 2000 personnes réunies dans un gymnase de Lambersart (Nord), près de Lille, et autant à l'extérieur, l'ancien chef de l'Etat, est apparu tel qu'en 2012. Il a d'emblée clarifié sa position sur la primaire présidentielle de 2016.

"Il y aura des primaires, qui pourrait de bonne foi douter qu'il en fût autrement ?", a-t-il affirmé, levant l'ambiguïté qu'il avait jusqu'ici savamment entretenue.

S'il est élu à la tête de l'UMP, a-t-il ajouté, il s'efforcera de "mettre fin aux querelles, aux disputes dérisoires qui ont ridiculisé notre famille politique ces deux dernières années" grâce à un "grand rassemblement".

Moins de fonctionnaires

Il a ébauché les grandes lignes de son programme pour redresser l'économie et restaurer le crédit du politique.

"Le nombre de fonctionnaires devra être réduit et il nous faudra sans doute accepter, pour l'Etat comme pour les collectivités territoriales, que les recrutements dans la fonction publique ne soient pas tous soumis à la règle du statut à vie", a-t-il expliqué à une salle acquise à sa cause. "Ce n'est plus adapté aux exigences du monde moderne".

Pour Nicolas Sarkozy, un chômeur ne pourra plus percevoir d'allocations s'il refuse un travail et l'octroi du RSA devra être conditionné à "l'exercice d'une activité au service de la communauté", un emprunt aux thèses de Laurent Wauquiez.