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Près de 10 000 spécialistes au chevet du climat

01 déc. 2007, 12:00

La communauté internationale convoquée au chevet du climat à partir de lundi à Bali (Indonésie) doit dessiner les grandes lignes d'un futur accord mondial pour parer à la catastrophe annoncée. La question de l'aide aux pays en développement sera notamment abordée. Les experts du GIEC, récompensés avec l'ex vice-président américain Al Gore par le prix nobel de la Paix, ont précisé cette année l'ampleur et la rapidité du changement climatique, dont le patron de l'ONU Ban ki-Moon a fait l'un des «principaux défis de notre temps».

Alors que les émissions mondiales de gaz à effet de serre, approchent des niveaux records, les scientifiques recommandent de les diviser par deux d'ici 2050 (80% pour les pays industrialisés) pour limiter le réchauffement à 2 degrés et garder une planète gérable. Or, l'unique outil international contre l'effet de serre, le protocole de Kyoto (1997), ne prévoit qu'une modeste baisse de 5% des émissions des 38 pays les plus industrialisés pour 2008-2012. Qui risque de se limiter à un maigre -3% compte tenu du retrait américain en 2001.

Du 3 au 14 décembre, la 13e conférence des Nations unies sur le climat, qui réunira quelque 10 000 participants dont les ministres du Commerce (les 8 et 9), des Finances (10 et 11) et au moins 130 ministres de l'Environnement (du 12 au 14, dont le conseiller fédéral Moritz Leuenberger) devra s'accorder sur la poursuite des efforts au-delà de 2012 en fixant, au moins, un cadre de négociations, un calendrier et une date butoir. L'accord prévu devra intégrer cette fois l'ensemble des principaux émetteurs, y compris les Etats-Unis et les grands pays émergents (exonérés jusqu'alors), dont la Chine, en passe de devenir le premier pollueur mondial. «Ce qu'il faut faire, basiquement, c'est modifier les modèles économiques mondiaux pour les 50 prochaines années», a remarqué hier un négociateur européen. La Chine, assure-t-il, donne depuis peu des signaux encourageants. Reste l'inconnue américaine: «Je ne pense pas que les Etats-Unis bloquent, sans pour autant apporter des solutions. Ils restent sur l'idée d'engagements volontaires», note le négociateur européen. L'élection en Australie d'une majorité travailliste qui a promis de ratifier Kyoto accentue l'isolement américain.

L'UE, convaincue qu'il faut limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2°C, s'est elle engagée unilatéralement à réduire ses émissions de 20% d'ici 2020. /ats-afp

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