Première année positive

16 janv. 2010, 04:15

Il y a un an, Barack Obama prenait les rênes de la plus grande puissance économique au monde. Bilan de cette première année.

«Le plus grand succès de Barack Obama: il a changé - en quelques semaines seulement - l'image des Etats-Unis dans le monde.» Ambassadeur de Suisse à Washington, Urs Ziswiler, résume ainsi le climat qu'il observe depuis l'investiture festive du président démocrate, le 20 janvier 2009.

Barack Obama a hérité d'une crise économique sans précédent depuis 1929, de deux guerres (Irak et Afghanistan), du dossier toujours épineux du Proche-Orient et d'une impasse totale avec l'Iran, souligne Urs Ziswiler. Aujourd'hui aux Etats-Unis, les programmes de relance font leur effet.

Peter Briner, conseiller aux Etats (PLR, SH) et président de l'Association parlementaire Suisse-USA, juge lui aussi plutôt positivement les effets du programme de relance du gouvernement démocrate. Le grand risque, selon lui, c'est l'endettement qui s'est envolé, avec tout l'argent que le gouvernement américain a débloqué pour soutenir les banques, les infrastructures et l'industrie automobile.

Le bémol, selon Urs Ziswiler: un taux de chômage de 10%. Et le fait qu'Obama n'a pas réussi à rallier les Républicains à sa politique, alors qu'il en faisait un des défis de sa présidence. Le président est tout de même en passe d'emporter son premier vrai succès politique, avec la réforme du système de santé.

Sur le plan international, il a tenu à la fois promesse et calendrier avec le retrait progressif de l'Irak, qui sera complété fin 2011. Et depuis l'attentat manqué du 25 décembre contre un vol vers Detroit, la lutte contre le terrorisme s'est invitée au sommet des priorités de Barack Obama. «Cela va durer et repousser d'autres sujets à plus tard», conclut Urs Ziswiler. /ats-afp-reuters