Poutine ne parle pas de crise même si l'économie russe s'est contractée depuis fin 2014

Les Russes ont souffert de la chute du rouble depuis le milieu de l'année dernière. Chiffres à l'appui, leur président Vladimir Poutine refuse de parler de crise.

28 avr. 2015, 15:41
Selon le président russe, un corridor humanitaire et un échange de prisonniers doivent figurer parmi les mesures de résolution du conflit.

Le président russe Vladimir Poutine a réaffirmé mardi que le pire était passé pour l'économie russe, réfutant même le terme de "crise", à deux jours d'une réunion de la banque centrale qui devrait pouvoir desserrer son étau monétaire sur l'activité grâce au rebond du rouble.

"Cela ne veut pas dire que tout va s'orienter à la hausse, peut-être que nous continuerons de ressentir les effets de ce qui s'est passé à la fin de l'année dernière et au début de celle-ci, tout au long de cette année cela se reflétera sur certains indicateurs", a estimé Poutine.

"Mais dans l'ensemble, il n'y a pas eu d'effondrement et il n'y en aura pas", a-t-il insisté, affirmant que "les bases fondamentales de l'économie russe s'était renforcées".

Chute du pouvoir d'achat 

Conséquence de l'effondrement du rouble fin 2014 et début 2015 à la suite des sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne et de la chute des cours du pétrole, l'activité de la Russie s'est contractée au premier trimestre par rapport à la même période un an plus tôt, pour la première fois depuis 2009. Le gouvernement estime la baisse du produit intérieur brut à 2,2%.

L'envolée de l'inflation se traduit par une chute du pouvoir d'achat et de la consommation, tandis que la hausse drastique des taux décidée en décembre par la banque centrale plombe l'octroi de crédit et l'activité des entreprises. La remontée du rouble (de plus de 30% depuis début mars) fait cependant espérer que la récession attendue cette année sera moins grave que prévu.