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Plus de 700 morts dans des coulées de boue

Les sauveteurs chinois recherchaient toujours hier dans la boue un millier de personnes portées disparues après les glissements de terrain dans le Gansu, au nord-ouest de la Chine. L'espoir de sauver des vies se faisait de plus en plus ténu alors que le bilan des morts s'élevait à plus de 700 personnes.

11 août 2010, 04:15

Au moins trois villages ont été ravagés samedi par des avalanches de boue et de roche, provoquées par les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la province du Gansu. Le dernier bilan provisoire de la catastrophe survenue dans une région isolée de cette province, où un tiers de la population est tibétaine, a été plus que doublé mardi en fin de journée. Il s'établit précisément à 702 morts et 1042 disparus.

Les coulées de boue ont recouvert une zone de cinq kilomètres de long et 500 mètres de large, les eaux boueuses ayant atteint par endroit le 3e étage des bâtiments. Face aux nouvelles précipitations attendues en fin de semaine, le premier ministre Wen Jiabao, venu réconforter les survivants, a appelé les équipes de secours à redoubler d'efforts.

Selon le ministre chinois de la Terre et des ressources naturelles, Xu Shaoshi, la catastrophe peut s'expliquer par différents facteurs: de fortes pluies, le tremblement de terre de 2008 au Sichuan qui a déstabilisé les montagnes proches, la sécheresse prolongée et l'érosion des sols.

Pourtant, des responsables avaient averti depuis des années que la déforestation et le développement des énergies hydrauliques rendaient cette région vulnérable aux inondations. Des rapports officiels avaient préconisé l'an dernier la mise en place de mesures environnementales dans ce qu'ils considéraient comme une «zone à fort risque de glissement de terrain». Ces documents expliquaient notamment que la rivière Bailong, longue de 576 kilomètres, et les pentes qui l'entourent étaient soumis à des problèmes liés à l'activité humaine, dans une région pauvre qui a cherché à faire de ses forêts et rivières un atout économique.

«Le volume d'eau a chuté de manière importante, l'érosion des sols s'accélère et les risques de fréquents glissements de terrain ne sont pas maîtrisés. Le rétablissement du lit de la Bailong doit se faire sans délai», soulignait un document d'avril 2009. Le conseil d'Etat chinois avait avalisé en 2008 la mise en place d'un plan dont le coût s'élèverait à 7 milliards de yuan (1,1 milliard de francs) pour contrer l'érosion.

Sur les lieux du drame, plus de 7000 soldats et membres des secours ont engagé une course contre la montre pour trouver des survivants dans la ville la plus touchée, celle de Zhouqu (135 000 habitants). La couche de boue y atteint 2 mètres dans certaines rues. Hier, un homme de 52 ans a été retiré vivant d'un immeuble d'appartements, plus de 50 heures après le sinistre. /ats-afp

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