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Obama devrait promulguer son plan de relance demain

Le président américain Barack Obama mettra sur orbite demain à Denver son plan de relance de l'économie, à hauteur de 787 milliards de dollars, selon la chaîne CNN citant des responsables de l'administration. Le projet a été adopté vendredi par les deux Chambres du Congrès.

16 févr. 2009, 04:15

Le Sénat a approuvé le plan de relance vendredi soir par 60 voix contre 38, après le vote de la Chambre des représentants par 246 voix contre 183 un peu plus tôt dans l'après-midi.

«Le président Obama a maintenant un projet de loi à signer qui va créer des millions d'emplois bien payés et aider les familles et les entreprises à rester financièrement à flot», a déclaré le sénateur démocrate Max Baucus, l'un des artisans de ce plan de relance.

Samedi, Barack Obama a salué le vote du Congrès. Le président a évoqué «une étape majeure dans la voie de notre redressement» en souhaitant que le plan soit appliqué au plus vite. Ces mesures «jetteront une nouvelle base à une croissance durable», a-t-il assuré. L'adoption du plan constitue le premier grand succès législatif du nouveau locataire de la Maison-Blanche depuis sa prise de fonction, le 20 janvier.

Ce vote met fin à plusieurs semaines de débats au Congrès sur la meilleure manière de relancer une économie dont le taux de chômage atteint 7,6% et où la crise bancaire a provoqué un gel des prêts. «Cela ne va pas résoudre nos problèmes en une nuit», a dit Daniel Inouye, président de la commission sénatoriale des crédits budgétaires, peu avant le vote final. «C'est le début d'un processus. Cela doit donner à l'Amérique la confiance dans notre capacité de surmonter cette crise», a-t-il ajouté.

Au Sénat, la majorité démocrate a bénéficié des voix de trois républicains modérés, ce qui leur a permis de se mettre à l'abri de toute tentative de blocage de la part de l'opposition. A la Chambre basse, en revanche, aucun républicain n'a voté pour le plan. Les représentants de l'opposition ont fustigé son coût élevé.

Vendredi, le président américain a prévenu que l'adoption du plan par le Congrès n'était «que le début» de son action pour rétablir la situation économique. Il présentera mercredi, lors d'un déplacement dans l'Arizona, un plan destiné à enrayer les saisies immobilières, selon son porte-parole.

Tout au long du débat sur le plan de relance, qui a duré environ un mois, les républicains ont réclamé plus d'allégements fiscaux, davantage de mesures de lutte contre la crise du logement et moins de dépenses publiques. «Ce n'est pas de l'argent du Monopoly, c'est du vrai», a lancé le leader de la minorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell. «Il devra être remboursé par nos enfants», a-t-il déclaré.

Les républicains ont pourtant obtenu de faire passer le coût total du plan sous la barre des 800 milliards de dollars, soit moins que le projet approuvé par la Chambre le 28 janvier (819 milliards) et celui adopté mardi par le Sénat (838 milliards). La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a assuré que le texte du plan de relance «peut être résumé en un mot: emplois». «De nouveaux emplois pour les 3,6 millions d'Américains qui ont été licenciés depuis le début de la récession», a-t-elle précisé. La Maison-Blanche a indiqué qu'il faudrait environ un mois pour que l'argent commence à être débloqué. Mais les économistes craignent que le plan intervienne trop tard. /ats-afp-reuters

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