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Nouveau vent de panique sur les marchés financiers

De nouvelles baisses spectaculaires ont affecté hier les marchés financiers, touchant en particulier les bourses européennes et l'euro. Les inquiétudes persistantes sur la santé économique et budgétaire de la zone euro ont eu raison de l'apaisement apporté par le mégaplan de l'Union européenne.

15 mai 2010, 11:26

Les bourses européennes ont fini sur de fortes baisses, -6,64% pour Madrid, -5,26%, à Milan, -3,12% à Francfort, -4,59% pour Paris, -3,41% à Athènes, -3,14% à Londres. Zurich a de son côté cédé 2,23%. Peu avant 18h, Lisbonne perdait 4,27%. A la mi-séance, Wall Street creusait aussi ses pertes. Le Dow Jones abandonnait 1,84% et le Nasdaq 2,68%.

«Les investisseurs doutent de plus en plus des capacités de croissance de certains pays de l'Europe alors que des politiques de rigueur budgétaire se mettent en place qui vont réduire les capacités de consommer», a expliqué un vendeur d'actions parisien. De son côté, l'euro est tombé à son plus bas niveau depuis fin octobre 2008 à 1,2359 dollar, les cambistes craignant que les problèmes de dette en zone euro ne pèsent à long terme sur la reprise économique en Europe et ne remette en question l'union monétaire, notaient des courtiers.

Vers 18h (heure suisse), il s'échangeait à 1,2390 dollar, contre 1,2533 dollar jeudi à 23h. Il valait au même moment 1,4007 franc suisse. La monnaie unique était montée lundi à 1,3 dollar après l'annonce d'un plan de soutien d'une ampleur inédite de 750 milliards d'euros destiné aux pays de la zone euro en difficulté, avant de reculer face au billet vert passant sous la barre de 1,25 dollar. Une économiste d'une grande banque japonaise n'avait pas écarté un repli de l'euro sous la barre de 1,25 dollar, mais avait jugé peu probable qu'il passe sous la barre de 1,23 dollar, franchie en 2008 après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers.

Les analystes de BNP Paribas s'étaient pourtant dit «prudemment optimistes sur le retour à un début de stabilité sur les marchés en Europe» hier matin, tout en soulignant que «de vives inquiétudes demeurent» et que «les investisseurs ont besoin d'être davantage convaincus de la volonté des gouvernements à réduire leurs déficits».

Le Portugal a promis jeudi de dures mesures d'austérité, dont une hausse de la TVA et une surtaxe extraordinaire, de 1% ou 1,5% selon le niveau de revenu. L'Espagne avait annoncé dès mercredi des mesures semblables, notamment une baisse des salaires des fonctionnaires. Athènes a lancé la création d'un comité de crise pour faire face aux annulations massives dans le secteur du tourisme, vital pour l'économie du pays.

Principales victimes de l'inquiétude des marchés, les valeurs bancaires ont tout particulièrement souffert. UBS a abandonné 4,67% à 15,92 francs et Credit Suisse 4,08% à 46,54 francs.

Sur le marché obligataire, les taux de la dette grecque à dix ans, qui avaient évolué en dents de scie dernièrement, remontaient, à 8,012 à 18h00 contre 7,36% jeudi soir. Les rendements espagnols et portugais étaient quasiment stables, à respectivement 3,950% et 4,561%.

L'or a inscrit hier un nouveau record historique à près de 1250 dollars l'once, le métal jaune attirant les investisseurs épris de sécurité dans un contexte d'inquiétudes persistantes sur les dettes des pays de la zone euro. /ats-afp

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