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Nécessité d'investir à long terme

01 sept. 2009, 11:42

La troisième conférence mondiale sur le climat s'est ouverte hier à Genève. Le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz a insisté sur la nécessité de réaliser des investissements à long terme pour prévenir les effets des changements climatiques.

A cent jours de la conférence de l'ONU à Copenhague, qui doit fixer de nouveaux objectifs pour la réduction des gaz à effet de serre, pas moins de 2500 délégués de 150 pays sont venus à Genève faire le point des changements climatiques.

«Un succès de participation», a souligné le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), Michel Jarraud. «Des lacunes majeures doivent être comblées», a-t-il ajouté. Pour lui, les informations scientifiques ne sont pas utilisées de manière optimale par les décideurs politiques et économiques

«Nous avons besoin de toute urgence de prévisions climatologiques et de systèmes d'alerte précoce sur lesquels on puisse compter», a déclaré le président de la Confédération en ouvrant la conférence. «Pour prévenir les effets des changements climatiques, il faudra réaliser des investissements à long terme», a ajouté Hans-Rudolf Merz. Il a rappelé les inondations d'il y a quatre ans qui ont créé, en Suisse, «un choc salutaire».

«Les prévisions climatiques sont la pierre angulaire des actions préventives», a déclaré le président de la Confédération, qu'il s'agisse de la sécurité alimentaire, de la gestion de l'eau, de la santé ou du tourisme. Il a chiffré les coûts de la prévention pour la Suisse à environ 500 millions de dollars par an: par exemple, pour financer des ouvrages de protection, des bassins de compensation, des filets pour éviter les chutes de pierre. Pour le monde entier, ce sont plusieurs dizaines de milliards de dollars qui doivent être investis, dont la moitié dans les pays en développement.

Il a rappelé que la Suisse a proposé une taxe sur le CO2 à l'échelle mondiale selon le principe pollueur-payeur. «Pour attaquer le mal à sa racine, il faut une réduction sensible des émissions de gaz à effet de serre et un accord ambitieux à la conférence de Copenhague», a plaidé le président de la Confédération.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le conseiller fédéral Moritz Leuenberger participeront jeudi à la partie ministérielle de la conférence, en même temps que plus de 80 ministres et 16 chefs d'Etat et de gouvernement. /ats

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