Mali: les causes du crash d'un avion d'Air Algérie demeurent inconnues

Les causes du crash d'un avion d'Air Algérie au Mali en juillet dernier demeurent inconnues. L'accident avait coûté la vie à 116 personnes.

20 sept. 2014, 17:29
Aucune explication n'est pour l'heure disponible sur la cause du crash.

L'enquête sur la chute de l'avion d'Air Algérie, le 24 juillet au Mali, n'a pas permis pour l'instant de parvenir à "une piste privilégiée" expliquant l'accident, a déclaré samedi le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français. Le crash a coûté la vie à 116 personnes, dont 54 Français.

Un premier rapport d'enquête a été présenté samedi à Bamako par Bernard Boudaille, un responsable du BEA. "Rien ne peut confirmer ou infirmer la piste terroriste" dans les éléments recueillis par les enquêteurs jusqu'à présent, a-t-il souligné.

L'appareil, qui devait relier Ouagadougou à Alger, s'est écrasé dans le nord du Mali environ 32 minutes après son décollage avec 116 passagers et membres d'équipage à son bord. Tous ont péri.

L'enregistreur des conversations dans le cockpit ne fonctionnait pas normalement et "ne permet pas de comprendre les messages" échangés au sein de l'équipage, a ajouté M. Boudaille. Quant à l'enregistreur des données de vol, il montre que l'appareil a été victime d'une "chute brutale" après un "ralentissement de ses moteurs" à son altitude de croisière, a-t-il dit.

Ses systèmes de pilotage automatique avaient été "déconnectés sans qu'il soit possible de dire si cette déconnection a résulté d'un automatisme de l'avion ou d'une manoeuvre volontaire ou involontaire de l'équipage", a précisé l'expert. "L'équipage était-il fatigué? Non", a relevé le responsable du BEA. "Il avait une expérience africaine".

Trois enquêtes

Le BEA a été chargé par les autorités maliennes de mener l'enquête technique. Le 7 août, il avait indiqué que l'avion, un McDonnell Douglas MD-83, avait été pulvérisé à son impact au sol après avoir perdu de la vitesse et viré à gauche pour une raison indéterminée alors qu'il traversait une zone orageuse.

Les responsabilités pénales de ce drame sont du ressort de la Justice. Trois enquêtes ont été ouvertes, au Mali, en France et au Burkina Faso.