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Les «villes nouvelles» de Mussolini

Le Duce a exploité l’architecture pour sa propagande. Son but était tout à la fois économique et urbanistique.

20 mars 2017, 00:56
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«L’architecture est le plus grand de tous les arts, car il comprend tous les autres.» Benito Mussolini appréciait l’architecture et s’entourait volontiers d’architectes. «Il était ouvert à la création artistique de son temps», souligne le philosophe de l’art Philippe Sers*. Il voyait dans l’architecture un moyen de «soutenir, accompagner et illustrer les conquêtes du fascisme engagé dans une lutte pour la suprématie mondiale».

S’emparant de l’architecture à des fins de propagande, le Duce l’exploite d’abord comme outil de légitimation du régime, puis d’éducation des masses. Dans l’Etat fasciste, l’art assume une fonction sociale: «Il doit traduire l’éthique du temps. Il doit offrir une unité de style et une grandeur de principe à la façon de vivre en commun», explique le professeur d’histoire contemporaine Emilio Gentile**.

Image et économie

Pour développer cette «architecture nationale», entre courant classique et mouvement futuriste, Mussolini peut compter sur des architectes comme Marcello Piacentini (palais de...

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